Un nouveau drame de la route endeuille la Belgique. Quatre personnes, dont deux enfants, ont été tuées mardi dans un accident entre un train et un minibus scolaire à Buggenhout, en Flandre. Les autorités belges tentent désormais de déterminer les circonstances exactes de cette collision survenue à un passage à niveau. 20 Minutes fait le point sur ce dramatique accident.
Décès, blessés… quel est le bilan ?
L’accident s’est produit vers 08h08 dans le village flamand de Buggenhout, situé à une vingtaine de kilomètres de Bruxelles. Un train a percuté un minibus transportant sept élèves scolarisés dans un établissement accueillant des enfants présentant des troubles du comportement et des troubles du spectre de l’autisme. Selon Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel, gestionnaire du réseau ferré belge, « le choc a été excessivement violent », entraînant un « bilan dramatique ».
Deux adolescents âgés de 12 et 15 ans ont perdu la vie dans la collision, ainsi que le conducteur du véhicule et leur accompagnatrice, a indiqué Lisa De Wilde, porte-parole du parquet de Flandre orientale. Les cinq autres élèves ont été hospitalisés avec des blessures graves. Lors d’une conférence de presse, la magistrate a précisé qu’ils avaient été admis dans un état critique avant d’ajouter que « leur état est stable ». Aucun voyageur présent à bord du train n’a été blessé.
Quelles sont les réactions ?
Le Premier ministre belge Bart De Wever s’est dit « profondément bouleversé » par ce « terrible accident » survenu mardi matin en Flandre. Sur le réseau social X, il a adressé ses pensées « aux familles touchées » par le drame.
Le ministre belge de l’Intérieur Bernard Quintin a également évoqué un « tragique accident » et souhaité « beaucoup de courage aux blessés ». De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré avoir « le cœur brisé », affirmant que « l’Europe pleure avec la Belgique ».
L’enquête va déterminer les circonstances de l’accident
Les circonstances exactes de la collision restent à éclaircir. Selon Infrabel, le minibus aurait franchi le passage à niveau alors que les dispositifs de sécurité étaient activés. « La barrière était fermée, on a des caméras techniques qui le montrent », a affirmé Frédéric Sacré.
Le train circulait à environ 90 km/h et amorçait son freinage avant une gare située à un kilomètre du lieu de l’accident. Sous la violence de l’impact, le minibus a été projeté contre un pylône métallique soutenant des câbles du passage à niveau, à une quinzaine de mètres de la collision. En début d’après-midi mardi, des enquêteurs en combinaison blanche poursuivaient leurs constatations sur place.



