Agde : 1 000 caravanes illégales aux Verdisses, le maire promet d'en finir
Agde : 1 000 caravanes illégales, le maire promet d'en finir

Agde : le nouveau maire promet d'en finir avec les caravanes illégales aux Verdisses

Chaque été, le secteur des Verdisses, à Agde, devient un vaste campement illégal de gens du voyage. Près d'un millier de caravanes y stationnent, malgré les expropriations et la fermeté affichée par la municipalité. Le nouveau maire, Aurélien Lopez Liguori, a fait de cette question une priorité et promet de mettre un terme au « laisser-faire permanent ».

Un problème récurrent et difficile à résoudre

Les installations illégales se multiplient chaque année le long de la route départementale 612. En 2022, l'ancien maire Gilles d'Ettore avait déjà lancé des procédures d'expropriation sur dix-sept parcelles suspectées d'accueillir des gens du voyage. La ville dispose pourtant de trois aires d'accueil, conformément au schéma départemental : une à Agde, près de l'ancien incinérateur, et deux aires de grand passage à Vias et Bessan. Mais ces infrastructures ne suffisent pas à absorber les flux, et les procédures d'expropriation peuvent durer des années.

La fermeté du nouveau maire

Aurélien Lopez Liguori, qui a succédé à Sébastien Frey, a annoncé en conseil municipal avoir discuté avec la préfète de l'Hérault, Chantal Mauchet, du stationnement illicite de caravanes sur des terrains privés. « Les pratiques d'autrefois, le laisser-faire permanent, doivent cesser », a-t-il déclaré. Avec son adjoint à la sécurité, Jean-Marie Ribes, il a rencontré plusieurs propriétaires de terrains et des démarches judiciaires sont engagées. « À Agde, je veux que les règles soient les mêmes pour tout le monde », insiste-t-il.

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Un appel au respect des règles et de la propriété privée

En été, le nombre de caravanes aux Verdisses peut atteindre un millier, voire 3 000 sur l'ensemble de la commune selon des observations par drone, bien que ce chiffre n'ait jamais été officiellement confirmé. Le maire a martelé sa volonté de lutter durablement contre ce phénomène : « Nous sommes une municipalité de droite et un grand principe doit être défendu avec fermeté, c'est celui du respect des règles, de la propriété privée, de l'espace public, des habitants qui travaillent, paient leurs impôts et veulent vivre tranquillement. » Il a adressé un message direct aux occupants illégaux : « On ne s'installe pas chez les autres, on n'occupe pas illégalement l'espace public et on ne considère pas que tout est permis. »

Reste à savoir si ces déclarations se traduiront par des actes concrets. Les Agathois jugeront sur pièce.

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