Ingénieure condamnée à 12 ans pour avoir rejoint l'EI avec ses enfants
12 ans de réclusion pour une ingénieure partie en Syrie

Un parcours hors du commun

Camille F., une ingénieure de 34 ans au parcours exemplaire, a été condamnée ce mercredi à douze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris. Elle était jugée pour avoir rejoint l’organisation État islamique (EI) en Syrie en 2015, emmenant avec elle ses trois jeunes enfants. Ce verdict, conforme aux réquisitions, a suscité de vives réactions tant par la sévérité de la peine que par la singularité du profil de la condamnée.

Une brillante carrière sacrifiée

Diplômée d’une grande école d’ingénieurs, Camille F. travaillait dans un cabinet de conseil réputé lorsqu’elle a décidé de tout quitter pour le djihad. Selon les enquêteurs, elle s’était radicalisée en ligne en quelques mois, sans aucun signe précurseur pour son entourage. Son mari, également parti en Syrie, a été tué en 2017. Elle a toujours nié toute implication dans des actes violents, affirmant avoir voulu vivre sous le califat pour des raisons religieuses.

Un procès sous haute tension

Durant les audiences, l’accusée a maintenu une position ambiguë, reconnaissant son adhésion à l’idéologie de l’EI tout en rejetant la violence. Les avocats des parties civiles ont souligné le traumatisme des enfants, aujourd’hui âgés de 8 à 12 ans, qui ont été exposés à la guerre et à l’endoctrinement. La défense a plaidé pour une peine plus clémente, mettant en avant le parcours de réinsertion de leur cliente depuis son retour en France en 2019.

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Un cas rare et complexe

Ce dossier illustre la difficulté à juger les femmes ayant rejoint l’EI, souvent perçues comme des victimes ou des complices. Camille F. fait partie des rares Françaises à avoir été condamnées à une peine aussi lourde. Les experts estiment que son profil d’ingénieure, loin des clichés sur les djihadistes, interroge sur les mécanismes de radicalisation des profils a priori intégrés.

  • Peine : 12 ans de réclusion criminelle
  • Faits : Départ en Syrie en 2015 avec ses trois enfants
  • Profil : Ingénieure, 34 ans, sans antécédent judiciaire

La cour a également ordonné un suivi socio-judiciaire de sept ans après sa libération. Ses enfants ont été placés sous protection de l’aide sociale à l’enfance. Ce verdict pourrait faire jurisprudence dans le traitement des affaires de djihadisme féminin.

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