Sandrine Rousseau : « Je ne soutiendrai jamais Glucksmann au premier tour »
Rousseau : pas de soutien à Glucksmann au premier tour

Dans une interview accordée à Libération, Sandrine Rousseau, députée écologiste, a déclaré sans ambages : « À titre personnel, je ne soutiendrai jamais Raphaël Glucksmann au premier tour. » Cette prise de position intervient alors que les négociations pour une union de la gauche patinent.

Des divergences irréconciliables

Rousseau justifie son refus par des différences fondamentales sur plusieurs sujets clés. Elle critique notamment la position de Glucksmann sur l'OTAN et sa vision de la laïcité. « Sur l'Europe, sur la laïcité, sur la question palestinienne, nous ne sommes pas d'accord », a-t-elle énuméré.

Un appel à une primaire populaire

La députée de Paris plaide pour une primaire ouverte à gauche afin de départager les candidatures. « Il faut que les électeurs puissent choisir. Une primaire permettrait de clarifier les lignes et de rassembler au-delà des appareils », estime-t-elle.

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Cette déclaration fragilise un peu plus l'unité de la gauche, déjà mise à mal par les ambitions personnelles et les divergences programmatiques. Plusieurs figures écologistes ont déjà exprimé leur réticence à soutenir Glucksmann, jugé trop libéral et atlantiste.

La réaction de l'entourage de Glucksmann

L'équipe de campagne de Raphaël Glucksmann a réagi avec prudence, rappelant que le candidat social-démocrate est « ouvert au dialogue » mais ne renoncera pas à ses convictions. « Nous respectons les positions de chacun, mais l'essentiel est de construire une alternative crédible à Macron et à l'extrême droite », a commenté un proche.

Sandrine Rousseau, de son côté, ne ferme pas totalement la porte à un ralliement au second tour. « Si Raphaël Glucksmann est au second tour, je l'appellerai à voter pour lui face à l'extrême droite, mais pas avant », a-t-elle précisé.

Cette sortie médiatique relance le débat sur la stratégie de la gauche en vue de la présidentielle de 2027. Les écologistes, divisés entre une ligne radicale portée par Rousseau et une ligne plus réaliste incarnée par Marine Tondelier, peinent à trouver un cap commun.

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