Dix ans après l'attentat du 14-Juillet à Nice, la présence annoncée de la candidate RN Marine Le Pen et de Jordan Bardella au côté d'Emmanuel Macron aux commémorations suscite la colère de l'opposition de la gauche-écolo, qui dénonce une « faute politique ».
Une présence controversée
Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle de 2027, sera présente ce mardi 14 juillet 2026 à Nice à la journée d'hommage, dix ans après l'attaque terroriste de la promenade des Anglais, selon une source proche de la mairie. Les services d'Éric Ciotti, le maire UDR allié au RN de Nice, n'ont pas répondu à notre demande. L'ex-patronne du Rassemblement national assistera notamment à la cérémonie à 18 heures, place Masséna, au côté des anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy. Cérémonie présidée par Emmanuel Macron, qui n'était plus revenu pour commémorer les 86 morts de l'attentat du 14 juillet 2016 depuis 2017. La candidate RN sera accompagnée de Jordan Bardella, le président du parti.
Une « faute politique » selon le PCF
Un coup de com déplacé en plein deuil collectif ? C'est ce que pense le patron du PCF 06, Julien Picot. « Inviter Marine Le Pen et Jordan Bardella à l'hommage national du 14 juillet à Nice est une faute politique grave », tempête l'élu municipal et métropolitain d'opposition. « En choisissant de les inviter à cette cérémonie officielle, Éric Ciotti commet une faute politique majeure. Il détourne un moment d'unité nationale au profit d'une opération de légitimation de l'extrême droite », estime-t-il. Rappelant : « Après la condamnation de Marine Le Pen par la justice dans l'affaire des assistants parlementaires européens, ce choix envoie un signal désastreux. La République mérite mieux que la banalisation de ceux qui contestent si souvent ses principes lorsqu'ils ne servent pas leurs intérêts ».
Contexte judiciaire
Marine Le Pen a été reconnue coupable en appel, mardi dernier, dans le procès des assistants parlementaires européens du Front national. Elle a décidé de se pourvoir en cassation. Et annoncé, dans la foulée, qu'elle serait donc bien candidate à l'élection présidentielle en 2027. La haute juridiction a affirmé qu'elle essaierait de se prononcer à la fin de l'année ou début 2027.



