Présidentielle 2027 : plus de trente candidats déjà déclarés
Plus de trente candidats pour la présidentielle 2027

En 1962, le général de Gaulle avait eu ce pressentiment évoquant l'élection présidentielle et la perspective de sa mort : « ce qui est à redouter, ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop-plein ». Il semble qu'on y soit de plain-pied. En ce printemps, les candidatures bourgeonnent à une telle cadence qu'on peine à les recenser. À un an de l'échéance, au moins trente, peut-être quarante, prétendants se verraient bien prendre leurs quartiers à l'Élysée l'an prochain.

Une avalanche de candidats

Le dernier en date est un candidat à la candidature : le député (Générations) Benjamin Lucas-Lundy, qui veut s'aligner dans une primaire de la gauche hors LFI pourtant très hypothétique. La prochaine pourrait être Ségolène Royal, qui vient de mettre en ligne sa plate-forme L'Ordre juste, et attend 5 000 inscrits pour organiser une première réunion publique. Selon nos informations, le parti animaliste aura aussi son champion. « On n'a pas encore de nom mais le processus de désignation commencera en juin », annonce sa porte-parole.

Cette profusion de candidatures s'explique par plusieurs facteurs. D'abord, l'effet Macron : en 2017, un candidat venu de nulle part a réussi à conquérir l'Élysée, suscitant des vocations chez de nombreux politiques. Ensuite, l'affaiblissement des partis traditionnels, qui peinent à imposer une discipline et laissent place à des candidatures multiples. Enfin, la sélection sondagière assumée : les médias et les instituts de sondage jouent un rôle clé dans la crédibilisation ou l'élimination des candidats, ce qui encourage les prétendants à se déclarer tôt pour exister dans les enquêtes d'opinion.

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Une situation inédite

Jamais, à un an du scrutin, on n'avait compté autant de candidats déclarés ou officieux. Cette situation pose la question de la lisibilité de l'offre politique pour les électeurs. D'aucuns redoutent une dispersion des voix, notamment à gauche, qui pourrait profiter au candidat sortant ou à l'extrême droite. D'autres y voient au contraire un signe de vitalité démocratique. Quoi qu'il en soit, les prochains mois seront décisifs pour opérer une sélection naturelle parmi cette multitude de prétendants.

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