Nîmes et l'Inrap renouvellent leur partenariat pour trois ans
Nîmes et l'Inrap renouvellent leur partenariat

Nîmes, un acteur majeur de l'archéologie française

Ce week-end, les Journées de l'Archéologie battent leur plein à Nîmes. À cette occasion, la Ville et l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont renouvelé leur convention de partenariat pour une durée de trois ans. Dominique Garcia, président de l'Inrap, a souligné que « Nîmes a participé à la construction de l'archéologie en France ».

Des animations pour tous au Muséum d'Histoire naturelle

Dans le jardin du Muséum d'Histoire naturelle, Halil et ses deux enfants s'adonnent à un atelier d'argile. Guidés par une experte, ils tentent de reproduire la Candélaire, une stèle menhir découverte à Saint-Bénézet et devenue une pièce maîtresse du musée. À côté, une animatrice explique l'évolution de la garrigue gardoise à l'Âge de fer, thème central de l'édition 2026 des Journées archéologiques.

Le Muséum d'Histoire naturelle et le musée de la Romanité proposent visites guidées, ateliers et animations jusqu'à dimanche soir. Un rendez-vous incontournable qui illustre l'engagement de Nîmes en faveur de l'archéologie.

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Un partenariat renouvelé pour trois ans

Dominique Garcia, qui a lui-même fouillé Nîmes par le passé — notamment pour mettre au jour la mosaïque de Penthée avant la construction du parking Jean-Jaurès en 2007 —, est venu renouveler la convention liant l'Inrap à la municipalité. « Notre ambition commune est de faire de l'archéologie un moteur de connaissances, de transmission et de rayonnement pour la ville », a-t-il déclaré.

Le maire Vincent Bouget a rappelé que « depuis plus de 40 ans, les archéologues et l'Institut accompagnent les projets urbains de la ville. Plus de 400 diagnostics et 140 fouilles préventives ont profondément renouvelé la connaissance archéologique du territoire et ont révélé un patrimoine d'une richesse exceptionnelle, de la Préhistoire à l'époque contemporaine ».

Des découvertes récentes aux arènes

Les archéologues de l'Inrap profitent actuellement de la réfection des arches des arènes, un programme qui s'étend jusqu'en 2032, pour réaliser des sondages et des fouilles. En démontant des blocs endommagés, ils ont découvert des queues-d'aronde, des éléments utilisés pour maintenir les dalles, indiquant l'existence d'un premier amphithéâtre sous l'actuel. Cette découverte a été débattue lors d'un colloque organisé grâce à la convention.

Dominique Garcia a souligné l'importance des travaux urbains pour l'archéologie : « Si on arrive ainsi à enrichir nos connaissances, c'est aussi parce que Nîmes ose faire vivre sa ville, l'aménage. Sans travaux, il n'y aurait pas de diagnostic, étape obligatoire avant le lancement d'un chantier, et encore moins de fouilles ».

Un avenir prometteur : réseau de chauffage urbain et Atlas numérique

L'Inrap place de grands espoirs dans le projet de réseau de chauffage urbain prévu pour septembre, qui traversera des zones archéologiquement sensibles. Par ailleurs, le même mois verra le lancement de l'Atlas numérique, qui rendra accessibles les données de 50 des plus belles fouilles réalisées dans le centre de Nîmes. « Cet atlas racontera l'histoire de la ville, de l'Antiquité au Moyen-Âge, adresse par adresse », a précisé Dominique Garcia.

Ce travail s'inscrit dans le plan de gestion de la Maison carrée après son inscription à l'Unesco. Il a été facilité par la présence du siège de la direction interrégionale Midi-Méditerranée à Nîmes, faisant de la ville une véritable capitale de l'archéologie.

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