Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise et candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2027, a lancé un appel pressant à la gauche pour éviter ce qu'il qualifie de « suicide anti-LFI ». Dans un entretien, il répond aux critiques sur sa capacité à rassembler les écologistes et les communistes.
Une primaire en difficulté
Alors que plusieurs candidats potentiels se multiplient à gauche, l'organisation d'une primaire non-mélenchoniste semble s'essouffler. Aucun nom n'est avancé, pas même celui de Boris Vallaud, qui a récemment quitté la direction du Parti socialiste en reprochant à Olivier Faure son manque de dialogue. Le PS n'est pas mentionné par Mélenchon.
« Notre objectif n'est pas d'absorber d'autres forces. Il est mieux qu'elles existent par elles-mêmes et qu'elles puissent convaincre dans leurs milieux. Un bon usage de Mélenchon vaut mieux que le suicide anti-LFI », affirme-t-il.
Des négociations possibles avec les écologistes
Chez les écologistes, certains seraient prêts à négocier un accord honorable si la primaire échoue. « Nous sommes prêts à nouer cet accord », déclare Mélenchon.
Les communistes en congrès
Le congrès du Parti communiste en juillet devrait clarifier la situation. Aucun texte ne mentionne explicitement un accord avec LFI, mais il est question d'un « pôle de la radicalité ». Pour Mélenchon, ce pôle n'existe pas sans son parti.
« Il faut respecter les discussions internes et attendre que les situations se décantent », ajoute-t-il, alors que sa candidature est perçue comme repoussoir par certains.
Sondages et critiques
Un sondage BVA-Ipsos indique que 70 % des Français voient Mélenchon comme un handicap pour la gauche. Il balaie ces chiffres : « Ces sondages n'ont aucune valeur. Ceux qui s'en réclament sont incapables de se qualifier pour le second tour. Mais en répétant ça, ils font déjà la campagne de Jordan Bardella. »
Il rappelle que l'alliance Nupes a permis des victoires aux législatives de 2022, de même que le Nouveau Front populaire en 2024. « Qui les a fait élire ? Ce n'est pas moi qui suis fâché avec eux, ce sont eux qui sont anti-mélenchonistes du matin au soir. Ce sont eux qui ont comme seul programme d'être anti-LFI », martèle-t-il.



