Le 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon a choisi Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, pour lancer officiellement sa campagne en vue de l'élection présidentielle de 2027. Devant plusieurs milliers de sympathisants réunis sur la place de la Basilique, le leader de La France insoumise a installé son duel avec le Rassemblement national, qu'il a qualifié de "principal adversaire".
Un meeting sous le signe de l'offensive
Dès les premières minutes de son discours, Jean-Luc Mélenchon a donné le ton : "Nous sommes ici pour préparer la victoire populaire contre l'extrême droite." Le candidat a multiplié les attaques contre Marine Le Pen et Jordan Bardella, dénonçant leur "programme de haine et de renoncement". Il a également critiqué la politique du gouvernement actuel, qu'il accuse de "préparer le terrain au RN".
Appel à l'union des gauches
Dans un appel à l'union, Mélenchon a tendu la main aux autres forces de gauche, notamment Europe Écologie-Les Verts, le Parti communiste et le Parti socialiste. "La division nous a coûté trop cher en 2022. En 2027, nous devons être unis dès le premier tour pour l'emporter face à l'extrême droite", a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la nécessité de construire un "programme commun de rupture" avec le capitalisme.
Des propositions fortes
Le candidat a détaillé plusieurs mesures phares de son programme :
- L'instauration d'une VIe République, avec une Assemblée constituante élue au suffrage universel.
- La planification écologique, avec un objectif de neutralité carbone en 2050.
- La hausse du SMIC à 1 800 euros net par mois.
- La retraite à 60 ans pour tous.
- La nationalisation des secteurs clés de l'énergie et des transports.
Une stratégie de terrain
En choisissant Saint-Denis, ville symbole de la diversité et des inégalités sociales, Mélenchon entend incarner le "camp des quartiers populaires" face à un RN qu'il décrit comme "le parti des riches et des nationalistes". Il a annoncé une série de déplacements dans les banlieues et les zones rurales dans les semaines à venir.
Les réactions
Du côté du Rassemblement national, on a rapidement réagi. Jordan Bardella a qualifié le discours de "radoterie gauchiste" et assuré que son parti était "prêt à affronter le chaos mélenchoniste". À gauche, les réactions sont plus nuancées : si les communistes saluent l'appel à l'union, les écologistes restent prudents, exigeant des garanties sur les questions climatiques.
Ce meeting marque le début d'une campagne qui s'annonce intense. Les sondages placent pour l'instant Marine Le Pen en tête au premier tour, suivie de Jean-Luc Mélenchon, avec un écart qui se resserre. Le candidat insoumis espère capitaliser sur la dynamique de son meeting pour inverser la tendance.



