Marine Tondelier, patronne des Écologistes, a lancé jeudi les universités d'été de son parti à Grenoble dans un contexte de fortes tensions internes. L'élue d'Hénin-Beaumont tente depuis des mois de défendre l'union de la gauche tout en maintenant pour l'instant sa candidature à la présidentielle. Son mouvement est aujourd'hui tiraillé entre ceux qui souhaitent rejoindre Jean-Luc Mélenchon et ceux qui sont plutôt tentés par la candidature de Raphaël Glucksmann.
Une position délicate entre Mélenchon et Glucksmann
Marine Tondelier a déclaré n'avoir aujourd'hui « pas envie de faire la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ni celle de Raphaël Glucksmann ». Elle a affirmé devant la presse : « J'ai envie de faire une campagne écologiste. » Cette stratégie est-elle tenable sur le long terme ? Pas forcément, selon ses propres déclarations. « S'il y a un chemin de victoire qui se dégage à un moment, on le prendra », a-t-elle nuancé. « On prendra la bonne décision au bon moment, mais je ne sais pas quand ce sera », a ajouté l'écologiste, car les militants « veulent qu'on puisse discuter ».
Son discours, initialement prévu jeudi soir, a dû être reporté à vendredi, en raison des violents orages attendus dans le Sud-Est.
Un appel à l'union face aux menaces climatiques et politiques
Celle qui a invité dimanche ses homologues de gauche à des rencontres bilatérales « sans exclusive », afin de « trouver les convergences », affirme que face aux « deux menaces » que sont l'effondrement climatique et l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir, « notre antidote, c'est l'écologie et l'union ». En dynamique dans les sondages, les insoumis mettent la pression pour que les Verts se rallient à la candidature Mélenchon. Les responsables LFI en font même une condition pour dealer un accord aux législatives 2027. Sans cet accord, de nombreux députés écologistes sortants se retrouveraient en difficulté.



