Une apparition remarquée en novembre 2022
Pour la première fois en novembre 2022, Kim Jong-un est apparu main dans la main avec sa fille Kim Ju-ae lors d'un tir d'essai de missile balistique. Depuis, la jeune fille de 12 ans multiplie les apparitions médiatiques aux côtés de son père, suscitant des interrogations sur son rôle futur.
Une existence révélée par Dennis Rodman
Son existence avait été révélée au monde peu après sa naissance en 2013, lors de la visite de l'ancien basketteur américain Dennis Rodman à Pyongyang. En 2023, elle est apparue lors du 75e anniversaire des forces armées nord-coréennes, participant aux célébrations et au grand banquet familial, devant les caméras de la télévision d'État.
Des apparitions publiques régulières en 2023
En 2023, Kim Ju-ae a accompagné son père lors de divers événements : tirs d'essai de missiles, match sportif pour le 111e anniversaire de Kim Il-sung, et visite à l'Administration nationale de la technologie aérospatiale pour inspecter un satellite de reconnaissance militaire. Ces apparitions renforcent l'hypothèse d'une préparation à la succession.
Un mystère autour de sa fratrie
Selon les renseignements sud-coréens (NIS), Kim Ju-ae ferait partie d'une fratrie de trois enfants, dont un frère aîné. Cependant, aucune information n'est disponible sur ce frère ni sur le troisième enfant. Kim Ju-ae est la seule à apparaître publiquement. En 2023, le ministre sud-coréen de l'Unification a déclaré ne pas pouvoir confirmer l'existence du fils de Kim Jong-un.
Un titre honorifique en évolution
Le qualificatif attribué à Kim Ju-ae est passé de "fille chérie" à "fille respectée", un adjectif réservé aux hauts dignitaires. Ni sa mère ni sa tante n'ont reçu ce titre. Kim Jong-un lui-même n'a été qualifié ainsi qu'après sa désignation comme futur dirigeant. En 2024, lors d'une visite dans une ferme, les médias d'État l'ont même appelée "grande personne de conseil", un terme réservé à l'élite dirigeante.
Une place dans la ligne de succession
Ces indices suggèrent que Kim Ju-ae est préparée à succéder à son père. Lee Seong-kweun, député sud-coréen, a déclaré à l'AFP : "Pyongyang éduque manifestement Kim Ju-ae en tant qu'héritière, cela indique que c'est la personne la plus susceptible de succéder." Des timbres à l'effigie du dirigeant et de sa fille ont également été distribués, renforçant la propagande. Cependant, le Service national du renseignement sud-coréen n'exclut pas qu'un autre enfant puisse émerger comme alternative dans le plan de succession.



