« Nous allons relever la France. Nous allons la remettre à l’endroit », a affirmé samedi le patron des Républicains Bruno Retailleau au Parc floral à Paris devant plusieurs milliers de personnes (6 000 selon les organisateurs) qui ont bravé la chaleur pour le soutenir au cri de « Bruno président ! », « on va gagner ».
Un premier meeting pour dynamiser une campagne en berne
Le candidat à l’Élysée, qui stagne dans les sondages, a tenté d’insuffler une dynamique à sa campagne présidentielle lors de son premier meeting. Il s’est posé en défenseur des classes moyennes et des entreprises, tout en attaquant La France insoumise, en présence remarquée de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, assis au premier rang. « Après dix ans d’En marche, plus rien ne marche », a taclé d’emblée le candidat, qui tente de faire oublier les divergences internes dans son parti.
Renaissance dans le viseur
Bruno Retailleau a dénoncé le « mépris du peuple français » de la part de la macronie, cherchant à incarner la rupture avec les deux quinquennats du chef de l’État et à s’imposer comme le candidat de la droite, face au favori Édouard Philippe (Horizons), qui le devance dans les sondages. « Je ne prétendrai jamais à être Jupiter », a-t-il assuré, dirigeant ses piques les plus directes vers Gabriel Attal, le candidat de Renaissance, dont il a fustigé les « slogans », notamment son « tu casses, tu répares » lancé lorsqu’il était Premier ministre. « Cette menace-là, c’est pour gronder les enfants qui ont fait des bêtises. Mais ça ne va pas effrayer les barbares auxquels nos policiers, nos gendarmes ont à faire », a-t-il affirmé.
Attaques contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise
Également dans le viseur de Bruno Retailleau, Jean-Luc Mélenchon : « La Nouvelle France » défendue par La France insoumise est « un nouvel antisémitisme qui s’abreuve aux sources de l’islamo-gauchisme », a-t-il dénoncé, alors que le leader insoumis a formé le vœu, sur X, que « la campagne présidentielle ne se résume pas à ce genre d’insultes ».
La présence de Boualem Sansal, un symbole fort
La présence de l’écrivain Boualem Sansal, qui s’est engagé à « très probablement voter pour lui », a aussi donné à Bruno Retailleau l’occasion de marquer encore plus ses distances avec la macronie, lui qui avait voulu instaurer, sans succès, un « rapport de force » avec Alger pour obtenir sa libération quand il était ministre de l’Intérieur. « Il est plus qu’un symbole, puisqu’il est devenu une légende », a proclamé le patron de LR, en allusion à « La légende », le dernier livre de l’auteur franco-algérien, publié chez Grasset. Et il a également appelé à la libération du journaliste Christophe Gleize, toujours détenu en Algérie.



