Un début de mandat intense pour Pierre-Edouard Detrez
Nommé le 27 mars 2026 adjoint au maire de Nîmes délégué à l'éducation et à la réussite scolaire, Pierre-Edouard Detrez, ancien rugbyman, a connu des premières semaines particulièrement chargées. Interrogé par Midi Libre, il revient sur les dossiers brûlants qui ont marqué son entrée en fonction.
La carte scolaire au cœur des préoccupations
Dès son arrivée, la réforme de la carte scolaire l'a mobilisé. Nîmes était menacée par 16 fermetures de classes à la rentrée prochaine. Après des déplacements sur le terrain et des rencontres avec le Dasen (Directeur académique des services de l'Éducation nationale), la ville a obtenu le sauvetage de trois classes. « Il est regrettable que les ajustements du mois de juin n'aient pas eu lieu », déplore Detrez, alors que 19 classes étaient initialement menacées dans Nîmes intra-muros. Il note que le Dasen peut encore procéder à des ajustements in extremis début septembre, mais sans permettre aux équipes pédagogiques de se préparer.
Simplifier la restauration scolaire
Parmi les priorités, la restauration scolaire occupe une place centrale. « Les règles d'inscriptions sont actuellement très compliquées », souligne Detrez. La municipalité travaille à simplifier le système et à instaurer un post-paiement, car les paiements en amont en début de mois sont difficiles pour les familles modestes. Actuellement, un seul menu végétarien est proposé le vendredi, jour où le nombre d'inscriptions augmente significativement. « Pour certains enfants, le repas à la cantine est le seul repas équilibré de la journée », explique-t-il. La ville envisage donc de proposer une alternative végétarienne quotidiennement dans ses 54 points de restauration.
Lutter contre les fortes chaleurs dans les écoles
Face aux pics de chaleur survenus dès mai, la municipalité a réagi en fournissant ventilateurs et brumisateurs, et en rappelant les bons gestes. Chaque bâtiment scolaire dispose d'une zone refuge climatisée, mais la plupart sont mal isolés et vieillissants. À long terme, des solutions sont à l'étude : protection solaire des vitrages, cours oasis végétalisées (comme à l'école Léo-Rousson), et équipement de toutes les classes des 83 écoles en « rafraîchisseurs d'air », une alternative écologique et économique à la climatisation.



