Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a réaffirmé ce samedi 22 août 2026 à Grenoble la nécessité de maintenir l'union à gauche en vue de la présidentielle de 2027, malgré les pressions exercées par La France insoumise (LFI) sur la stratégie d'alliance. Lors d'un déplacement dans la capitale des Alpes, la dirigeante écologiste a défendu une ligne constante : la gauche doit rester unie pour être crédible face au Rassemblement national et à la majorité présidentielle.
Une pression constante de LFI sur la stratégie d'alliance
Depuis plusieurs semaines, LFI multiplie les critiques à l'encontre des partenaires de la gauche, notamment sur la question des alliances électorales et du programme commun. Marine Tondelier a répondu indirectement à ces attaques en rappelant que « l'union ne se décrète pas, elle se construit ». Selon elle, les divergences doivent être discutées dans le cadre d'un processus transparent, sans imposer de conditions préalables qui fragiliseraient le collectif.
La pression de LFI s'est intensifiée après les élections législatives partielles et les sondages récents qui montrent une montée du Rassemblement national. Certains cadres insoumis plaident pour une ligne plus radicale, quitte à se démarquer des autres forces de gauche. Marine Tondelier, elle, insiste sur la nécessité de présenter un front uni dès le premier tour, afin de maximiser les chances d'accéder au second tour.
Un meeting à Grenoble pour mobiliser les troupes
Le déplacement de Marine Tondelier à Grenoble s'inscrit dans une tournée des régions visant à mobiliser les militants écologistes et à préparer le terrain pour la présidentielle. Devant un public de sympathisants, elle a appelé à « ne pas céder aux chants des sirènes de la division » et à « rester concentrés sur l'essentiel : la justice sociale et la transition écologique ». Elle a également souligné que les écologistes sont prêts à travailler avec toutes les forces de gauche qui partagent ces objectifs.
Selon un sondage Ifop publié cette semaine, 68 % des électeurs de gauche se disent favorables à une candidature unique de la gauche en 2027. Ce chiffre, cité par Marine Tondelier, montre selon elle que les militants et les électeurs attendent une union claire. « Nous avons une responsabilité historique : ne pas reproduire les erreurs du passé qui ont conduit à la défaite de 2022 », a-t-elle ajouté.
Les prochaines échéances pour la gauche
La gauche devra prochainement trancher la question de la primaire ou de la désignation d'un candidat commun. Marine Tondelier a évoqué la possibilité de discussions approfondies dès la rentrée de septembre, avec les autres partis de gauche, notamment le Parti socialiste, les communistes et les insoumis. Elle a toutefois prévenu que ces discussions devront se faire dans le respect de chacune des forces politiques et sans rapport de force préalable.
À Grenoble, ville dirigée par une majorité écologiste depuis 2020, Marine Tondelier a également salué l'expérience locale comme un exemple des politiques vertes appliquées concrètement. Elle a cité les avancées en matière de mobilité douce, de rénovation énergétique des bâtiments et de végétalisation de la ville, autant de réalisations qui, selon elle, démontrent la crédibilité des écologistes à gouverner.
La pression de LFI ne semble pas ébranler la détermination de la secrétaire nationale des Écologistes. Elle a conclu son discours en appelant à « une gauche unie, forte et déterminée » pour répondre aux attentes des citoyens et faire barrage à l'extrême droite. Les prochaines semaines seront décisives pour la construction de cette union, alors que les différents partis de gauche doivent se positionner sur les modalités de la campagne présidentielle.



