Marine Tondelier, secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts (EELV), a vivement critiqué ce mardi 5 juillet 2023 les opposants à l'union de la gauche, en particulier Raphaël Glucksmann, qu'elle a qualifié de "zadistes de l'aile droite du Parti socialiste". Dans un entretien accordé à Libération, elle a dénoncé les divisions qui minent la gauche et appelé à une stratégie commune pour les élections à venir.
Un réquisitoire contre les anti-union
La secrétaire nationale des Verts a notamment visé les socialistes qui refusent de s'allier avec La France Insoumise (LFI). "Ceux qui disent qu'il faut faire sans LFI sont en train de préparer la défaite", a-t-elle affirmé. Selon elle, les critiques de Glucksmann contre Jean-Luc Mélenchon et son parti sont contre-productives. "Raphaël Glucksmann fait le jeu de l'extrême droite en divisant la gauche", a-t-elle ajouté.
La stratégie de l'union défendue
Tondelier a réaffirmé la nécessité de maintenir la coalition NUPES, qui regroupe LFI, EELV, le PS et le Parti communiste. "La NUPES n'est pas parfaite, mais c'est la seule force capable de battre Macron et l'extrême droite", a-t-elle insisté. Elle a également rappelé que les écologistes ont accepté de faire des compromis pour préserver l'unité, comme lors des législatives de 2022 où ils ont laissé la place à des candidats insoumis dans certaines circonscriptions.
Des attaques personnelles
La dirigeante écologiste n'a pas épargné Glucksmann sur le plan personnel. "Il se prend pour le sauveur de la gauche, mais il n'a jamais réussi à rassembler au-delà de son propre parti", a-t-elle déclaré. Elle a également critiqué son positionnement sur l'Ukraine, estimant qu'il "instrumentalise la guerre pour attaquer Mélenchon". Selon un sondage Ifop réalisé en juin, 67% des sympathisants de gauche se disent favorables à l'union, mais les divergences persistent sur la ligne à adopter vis-à-vis de LFI.
Une réponse de Glucksmann
Le député européen Raphaël Glucksmann, fondateur de Place Publique, a répondu sur Twitter en accusant Tondelier de "mépriser les électeurs socialistes". Il a réaffirmé son refus de s'allier avec LFI tant que Jean-Luc Mélenchon en sera le leader. "L'union ne doit pas se faire à n'importe quel prix", a-t-il écrit. Les tensions s'annoncent vives pour les prochaines échéances électorales, notamment les européennes de 2024 où les différentes composantes de la gauche peinent à s'accorder.



