Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a opposé ce lundi soir une fin de non-recevoir à la proposition de François Bayrou d'organiser une grande primaire réunissant des socialistes aux gaullistes pour désigner un candidat unique à la présidentielle de 2027. Dans un message publié sur X, il a estimé que les Français ne souhaitent pas « prolonger son bloc central » ni une alternance « entre soi », mais une véritable « alternative ».
Une fin de non-recevoir argumentée
« Ce que ne comprend pas François Bayrou, c'est que les Français ne veulent pas prolonger son "bloc central", réaliser une alternance "entre soi", mais une alternative ! », a écrit Olivier Faure sur le réseau social. Il a réaffirmé sa préférence pour une primaire centrée sur un « bloc social et écologique », une idée qu'il défend depuis plusieurs mois.
La proposition de l'ancien Premier ministre, détaillée dans un entretien au Figaro publié dimanche, visait à rassembler « tous ceux qui rejettent les extrêmes », du PS « dans sa version sociale-démocrate » jusqu'aux gaullistes. Selon lui, le risque principal est de voir l'extrême droite et l'extrême gauche s'affronter au second tour de la présidentielle. « Le risque maximum, c'est un deuxième tour entre l'extrême droite et l'extrême gauche », a-t-il déclaré, appelant à un candidat susceptible de fédérer « tous les démocrates réformistes ».
Le PS divisé sur la stratégie
Olivier Faure défendait jusqu'ici une primaire ouverte à l'ensemble de la gauche, du PS aux Écologistes, en passant par les anciens Insoumis ayant rompu avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. Cependant, il a été mis en minorité début juillet par les militants socialistes, qui ont opté pour une primaire fermée, réservée aux adhérents du parti et aux « organisations politiques se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste », comme Place publique de Raphaël Glucksmann.
La primaire socialiste doit se tenir en octobre, et ses modalités doivent être validées lors d'un conseil national du PS prévu le 25 août. Le débat sur le périmètre de la primaire reste donc ouvert, alors que les différents partis et courants de gauche cherchent encore la meilleure stratégie pour la présidentielle de 2027. Selon un sondage récent, 62 % des électeurs de gauche seraient favorables à une candidature unique, mais les divergences sur la méthode persistent.



