L'ancienne Première ministre Élisabeth Borne a annoncé mercredi son retrait des instances dirigeantes du parti Renaissance, tout en restant adhérente. Elle a justifié cette décision par son désaccord avec la ligne politique portée par Gabriel Attal, actuel chef du parti.
Une décision mûrement réfléchie
Sur France Inter, Élisabeth Borne a déclaré : « Je ne me retrouve pas complètement dans la ligne, qui n’est pas forcément débattue au sein de Renaissance. » Elle a précisé avoir démissionné du Conseil national et se mettre en retrait du bureau exécutif pour se consacrer à sa structure « Bâtissons ensemble ».
Des critiques sur le fonctionnement interne
L'ancienne cheffe du gouvernement a souligné un manque de débat interne au sein du parti, estimant que les orientations actuelles ne correspondent pas à ses convictions. Elle reste cependant membre de Renaissance, mais souhaite désormais agir via son propre mouvement.
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions au sein de la majorité présidentielle, où plusieurs voix s'élèvent contre la stratégie de Gabriel Attal. Élisabeth Borne, qui a été Première ministre de mai 2022 à janvier 2024, avait déjà exprimé des réserves sur certaines réformes.
La décision de Borne pourrait affaiblir davantage l'unité de Renaissance, alors que le parti se prépare pour les prochaines échéances électorales. Son départ de la direction est perçu comme un signal fort, même si elle affirme vouloir continuer à soutenir le président Emmanuel Macron.



