L’idée d’une grande primaire de la gauche est terminée, morte et enterrée. La députée écologiste Clémentine Autain a pris acte samedi du « clou dans le cercueil » de la primaire unitaire, planté par le choix des socialistes d’organiser une primaire fermée, et annoncé sur « France 2 » qu’elle ne voulait pas « ajouter une candidature de plus » à gauche à la présidentielle. Cette déclaration intervient au lendemain de la décision des militants socialistes de réserver leur primaire aux seuls militants du parti à la rose et des partis qui lui sont proches, comme Place publique de Raphaël Glucksmann.
Clémentine Autain refuse d'ajouter une candidature
« Est-ce que je vais ajouter une candidature de plus ? La réponse est non », a-t-elle précisé, jugeant « ridicule, pour ne pas dire irresponsable, l’empilement des candidatures que l’on voit aujourd’hui à gauche ». Assurant que son « combat est le rassemblement de la gauche et des écologistes », elle a souhaité trouver « une solution politique qui nous permette de prétendre à être au second tour et à gagner face à l’extrême droite ».
Les conditions du rassemblement
Clémentine Autain s’était déclarée candidate à la primaire unitaire de la gauche non-mélenchoniste, tout comme François Ruffin, autre ancien de LFI, et la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier. Le vote des militants socialistes pour réserver leur primaire aux seuls militants correspond à la position des opposants internes au premier secrétaire Olivier Faure, favorables en large part à une candidature de Raphaël Glucksmann, en tête des sondages dans le camp social-démocrate.
Marine Tondelier a déjà pris acte vendredi que la primaire unitaire était « enterrée ». Pour Clémentine Autain, le PS a fait « un choix de clarification, celui de tourner le dos à la gauche et de se tourner vers le centre et vers la droite ». Elle n’a donc pas exclu de soutenir Jean-Luc Mélenchon. « À l’automne, si Jean-Luc Mélenchon s’avère être toujours à la première place à gauche, sa responsabilité sera de créer les conditions du rassemblement », a-t-elle expliqué.
Tant pis pour « les haines cuites et recuites personnelles, nos histoires, les désaccords qu’on peut avoir - et j’en ai, avec Jean-Luc Mélenchon, que je n’ai jamais caché », a-t-elle prévenu.



