Le Rassemblement national (RN) a vivement contesté, ce jeudi 7 mai, les informations publiées par plusieurs médias concernant un media training intensif suivi par son président Jordan Bardella en vue des prochaines élections législatives anticipées. Selon ces révélations, le parti d'extrême droite aurait organisé des séances de formation à la communication médiatique pour son leader, incluant des simulations d'interviews et des exercices de gestion de crise.
Des accusations jugées infondées
Dans un communiqué officiel, le RN a qualifié ces allégations de « mensongères et calomnieuses », insistant sur le fait que Jordan Bardella, en tant que président du parti, bénéficie déjà d'une solide expérience médiatique. « Il n'y a eu aucun media training spécifique. Ces rumeurs sont le fruit d'une campagne de déstabilisation orchestrée par nos adversaires politiques », a déclaré un porte-parole du parti.
Des preuves contradictoires
Pourtant, des sources internes au RN, citées par plusieurs journaux, affirment que des séances de formation ont bien eu lieu à huis clos dans les locaux du parti à Paris. Ces séances auraient été dispensées par un consultant en communication réputé, spécialisé dans la préparation des personnalités politiques aux échéances électorales. Le RN dément formellement ces affirmations, menaçant de poursuites judiciaires contre les médias ayant diffusé ces informations.
Un enjeu électoral majeur
Cette polémique intervient à quelques semaines des législatives anticipées, où le RN espère conforter sa position de premier parti d'opposition. Jordan Bardella, qui a pris la tête du parti après le départ de Marine Le Pen, mise sur une image modernisée et une communication maîtrisée pour séduire un électorat plus large. Les accusations de media training pourraient toutefois nuire à cette stratégie en renforçant l'idée d'une communication artificielle.
Les observateurs politiques notent que le RN n'est pas le seul parti à recourir à ce type de formation. De nombreux dirigeants politiques, de tous bords, suivent des séances de préparation médiatique avant des événements clés. Cependant, la discrétion entourant ces pratiques alimente parfois les suspicions.



