Dans un article incisif, Saïd Mahrane dénonce le renoncement des libéraux français. Selon lui, même à droite, ils sont tous socialistes : ils se disent libéraux et soucieux de « vérité », mais préfèrent la petite réforme à la grande rupture. Et ont du mal à se sevrer de l’addiction à la dépense publique.
Un libéralisme de façade
L’auteur observe que les prétendus libéraux, qu’ils soient de droite ou de gauche, partagent une même inclination pour l’interventionnisme étatique. Leur discours, pourtant marqué par des appels à la rigueur et à la responsabilité, cache une réalité bien différente : celle d’une classe politique incapable de rompre avec les habitudes de dépenses publiques.
Des réformes timides
Les gouvernements successifs, même ceux se réclamant du libéralisme, n’ont jamais osé entreprendre de véritables réformes structurelles. Les baisses d’impôts sont souvent accompagnées de nouvelles taxes, et les promesses de réduction des déficits restent lettre morte. La « petite réforme » devient alors un substitut à la « grande rupture » tant attendue.
Cette situation s’explique par une addiction à la dépense publique, qui profite à de nombreux intérêts particuliers. Les libéraux, pourtant critiques envers l’État providence, n’hésitent pas à recourir à ses largesses lorsqu’il s’agit de satisfaire leur électorat ou de préserver des équilibres fragiles.
Un constat amer
Le constat est amer : la droite française, censée incarner le libéralisme, a en réalité épousé les thèses socialistes. Elle ne croit plus en la capacité des individus à réussir par eux-mêmes, et préfère encadrer, subventionner, réglementer. Le renoncement est total.
L’article de Saïd Mahrane, publié le 3 juin 2026, invite à une réflexion profonde sur l’identité politique de la droite française et sur la nécessité d’un véritable renouveau libéral, affranchi des compromissions et des habitudes budgétaires.



