Un député en quête d'une équipe pour 2027
Le député du Lot Aurélien Pradié, figure montante de la droite, ambitionne de constituer une « bande » autour de sa personne en vue de l'élection présidentielle de 2027. Dans un entretien accordé au Point, il confie vouloir rassembler des personnalités de tous horizons, au-delà des clivages partisans, pour porter un projet de renouveau politique.
Une stratégie de rassemblement
Pradié, qui s'est fait connaître par ses positions parfois dissonantes au sein des Républicains, explique vouloir éviter l'écueil des appareils traditionnels. « Je ne veux pas d'un parti, je veux une bande, un groupe de gens qui ont envie de changer les choses », déclare-t-il. Il précise que cette « bande » ne serait pas une simple coalition électorale, mais un mouvement durable, ancré dans les territoires.
Des soutiens variés
Le député assure avoir déjà reçu des marques de soutien de la part d'élus locaux, de chefs d'entreprise et de responsables associatifs. Il cite notamment l'exemple de maires ruraux et de jeunes entrepreneurs séduits par son discours sur la décentralisation et la réindustrialisation. « Il y a une attente forte de renouvellement, et je veux y répondre », affirme-t-il.
Un calendrier ambitieux
Pradié, âgé de 38 ans, entend structurer son mouvement d'ici la fin de l'année 2024, avant de lancer une série de conventions thématiques en 2025. Son objectif : peser sur la primaire de la droite, si elle a lieu, ou se présenter directement à la présidentielle. « Je ne veux pas être un candidat de plus, je veux incarner une alternative crédible », insiste-t-il.
Une critique des vieux schémas
Le député du Lot n'hésite pas à critiquer les pratiques de son propre camp. Il dénonce « la professionnalisation de la politique » et « l'entre-soi des élites parisiennes ». Selon lui, la droite doit renouer avec ses racines populaires et rurales. « On a perdu le contact avec les Français, il faut reconstruire une offre politique qui parle à tous », martèle-t-il.
Des propositions concrètes
Parmi les axes de son projet, Pradié met en avant la relocalisation industrielle, la simplification administrative et la valorisation des métiers manuels. Il propose également un « choc de décentralisation » pour redonner du pouvoir aux maires et aux régions. « Il faut sortir du centralisme jacobin et faire confiance aux territoires », explique-t-il.
Un pari risqué
Reste à savoir si cette stratégie de rassemblement portera ses fruits. Au sein des Républicains, certains voient d'un mauvais œil cette tentative de contournement des structures traditionnelles. Mais Pradié se dit confiant : « Les Français en ont assez des calculs d'appareil. Ils veulent du concret et de la sincérité. »



