La cour d'appel de Paris a ordonné, ce jeudi 20 août 2026, l'extradition de Gino, un militant antifasciste italien de 28 ans, vers l'Allemagne. Il est recherché par les autorités allemandes pour des actes de violence commis lors du sommet du G20 à Hambourg en juillet 2017. Selon l'ordonnance rendue, Gino, de son vrai nom Gino G., doit être remis aux autorités allemandes dans un délai de 30 jours.
Des faits remontant au G20 de Hambourg
Gino est accusé par la justice allemande d'avoir participé à des émeutes et d'avoir commis des actes de violence contre des policiers pendant le sommet du G20, qui s'est tenu à Hambourg du 7 au 8 juillet 2017. Les autorités allemandes le soupçonnent d'avoir lancé des projectiles sur des forces de l'ordre, causant des blessures à plusieurs agents. Selon le parquet général de Hambourg, il est également impliqué dans des dégradations de biens et des incendies de véhicules durant ces manifestations.
L'antifasciste italien, qui résidait en France depuis plusieurs années, avait été interpellé à Paris en mars 2026 dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Allemagne. Depuis son arrestation, il était placé en détention provisoire en France, en attendant la décision de la justice française sur son extradition.
Une décision contestée par les soutiens de Gino
La décision de la cour d'appel de Paris a été immédiatement critiquée par les proches de Gino et des organisations de défense des droits humains. Selon son avocat, Me Jean-Pierre M., « cette extradition est motivée par des considérations politiques, et non par des faits établis ». Il a ajouté que « Gino est un militant pacifique, et les accusations portées contre lui sont exagérées par les autorités allemandes ». Une campagne de soutien, intitulée « Free Gino », a été lancée sur les réseaux sociaux, rassemblant plusieurs milliers de signatures pour demander l'annulation de l'extradition.
Le collectif « Urgence Antifasciste » a également dénoncé une « décision politique » et a appelé à des manifestations devant la cour d'appel de Paris. Selon ce collectif, « Gino est un bouc émissaire, et son extradition mettrait en danger sa sécurité en Allemagne ». Des militants antifascistes français et italiens ont prévu de se rassembler ce week-end pour protester contre cette décision.
Les prochaines étapes judiciaires
Gino dispose désormais d'un délai de 10 jours pour former un pourvoi en cassation contre l'ordonnance d'extradition. Si le pourvoi est rejeté, il sera remis aux autorités allemandes dans les 30 jours suivants. La décision finale reviendra toutefois au gouvernement français, qui peut refuser l'extradition pour des motifs politiques, même après l'avis favorable de la justice. Selon une source proche du dossier, le ministère de la Justice français examine actuellement le dossier et pourrait prendre une décision dans les prochaines semaines.
En Allemagne, Gino risque une peine de prison pouvant aller jusqu'à 10 ans pour les faits qui lui sont reprochés. Son procès devant le tribunal régional de Hambourg devrait s'ouvrir dans les mois suivant son extradition. Les autorités allemandes ont indiqué qu'elles garantiraient un procès équitable et que Gino pourrait bénéficier de l'assistance d'un avocat commis d'office.



