Trump, un loup pour l'humanité selon le constitutionnaliste Rousseau
Trump, un loup pour l'humanité selon Rousseau

Trump, un loup pour l'humanité : le regard de Dominique Rousseau

Pour le constitutionnaliste Dominique Rousseau, Donald Trump incarne une menace existentielle pour la démocratie. En niant le droit et en recourant à la violence, le président des États-Unis restaurerait un état de nature où seuls les plus forts survivent. Une analyse qui fait écho aux propos de Stefan Zweig en 1936 : « Brûler un homme, cela ne s’appelle pas défendre une cause mais commettre un homicide. » Une simplicité lumineuse, mais difficile à appliquer dans un monde où la violence, sous toutes ses formes, prétend porter un message.

La violence verbale, prélude à la violence physique

La violence ne se limite pas aux actes. Les mots, selon Rousseau, sont des armes redoutables. « Les mots de Trump conduisent à la prise du Capitole, à l’enlèvement du président Maduro, à l’assassinat de Nicole Good à Minneapolis par les policiers anti-immigration. » La violence verbale, confortable pour ceux qui la profèrent, prépare le terrain à la violence physique. Elle ne dit ni le juste ni le vrai, mais seulement la violence nue. C’est contre cette brutalité que le droit s’est construit, en instaurant des règles pour civiliser les rapports humains.

Le droit, rempart contre la loi du plus fort

Le droit du travail, le droit commercial, le droit de la famille : autant de cadres qui limitent la violence brute et amortissent ses effets. Après 1945, le droit international a posé le principe du respect des frontières et de l’interdiction du recours à la force. Mais Trump, selon Rousseau, détricote ces acquis. « Il a enlevé le droit, et il ne reste plus que la sauvagerie de la violence pure. » Les populistes attaquent systématiquement les juges, les avocats, le droit lui-même, préparant une société de la peur, de la haine et de la force.

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Trump, l’anti-Lumières

Pour Rousseau, Trump incarne un retour à l’état de nature décrit par Hobbes, où l’homme est un loup pour l’homme. « Trump veut restaurer un monde de winners et de loosers, où le gagnant est celui qui est riche, où la loi est celle du plus fort, où les faibles sont niés dans leur dignité. » Son vocabulaire ordurier, son attitude envers les femmes, ses menaces envers d’autres chefs d’État (Zelinsky, Macron, Sanchez, le président colombien) témoignent d’un déclin civilisationnel non pas européen, mais américain. « Trump est un loup pour l’humanité. »

Quand la violence l’emporte sur le droit, la démocratie se perd

La violence est présente dans toutes les activités humaines, mais le droit a pour mission de la combattre. Si la violence l’emporte, la démocratie s’effondre. L’analyse de Dominique Rousseau est un appel à résister à cette dérive, à défendre les institutions et les valeurs des Lumières contre la brutalité du trumpisme.

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