Le jeudi 2 juillet 2026, Patrick Malavieille a été décoré de la Légion d'honneur lors d'une cérémonie à la Maison du Mineur de La Grand-Combe. Le préfet du Gard, Jérôme Bonet, lui a remis les insignes de chevalier devant une assistance composée d'élus, d'amis, de militants et d'habitants.
Une cérémonie ancrée dans le territoire
La maire de La Grand-Combe, Pascale Eugène, a ouvert la soirée en saluant « un homme d'exception » au parcours « extraordinaire et exemplaire ». René Doussière, président des Amis du musée du mineur, a évoqué avec humour celui qui n'a cessé de défendre les causes sociales et les services publics.
À 63 ans, Patrick Malavieille reste l'enfant de Trescol. Marqué par la disparition précoce de ses parents, il a grandi dans la solidarité des quartiers populaires. Conseiller général à 26 ans, maire, député du Gard de 1997 à 2002, conseiller régional et président de communauté de communes, il a multiplié les responsabilités sans quitter les Cévennes.
Un hommage unanime
Françoise Laurent-Perrigot, présidente du conseil départemental du Gard, a salué « un militant du bonheur, un serviteur de l'humanité ». Fabien Roussel, retenu à Lille, a adressé un message lu par Patrick Beauducot, y voyant « une juste et belle reconnaissance » pour un engagement constant en faveur de la justice sociale.
Le préfet Jérôme Bonet a retracé plus de quarante ans d'engagement public, rappelant les réalisations de l'ancien maire : construction de la gendarmerie, de la médiathèque, du centre de loisirs et transformation du cœur de ville. Il a souligné son action pour l'éducation, la culture, la santé et le patrimoine, déjà récompensée par les Palmes académiques et les Arts et Lettres.
Un discours empreint d'émotion
Patrick Malavieille a dédié cette distinction à son territoire et aux rencontres qui ont jalonné sa vie. « Si je suis là aujourd'hui, ce n'est pas le parcours d'un homme qui est reconnu, mais celui d'un territoire », a-t-il déclaré. Il a rendu hommage aux gueules noires, à ses parents disparus, à ses amis d'enfance et à ceux qui l'ont accompagné.
Il a réaffirmé son attachement à la solidarité, à la culture, à l'éducation et à l'accueil des réfugiés du Kosovo, de Syrie ou d'Ukraine. « J'ai toujours considéré mes responsabilités d'élu comme un devoir, plus qu'un privilège », a-t-il insisté, défendant une politique guidée par l'intérêt général.
Une promesse d'engagement
Avec autodérision, il a conclu : « Je continuerai, pied à pied, à défendre La Grand-Combe, les Cévennes et le Gard. » Il a comparé la fleur rouge de la Légion d'honneur au fruit du travail des « jardiniers de ma vie ». La cérémonie s'est achevée sur le mot « fraternité ».



