Le congrès des maires ruraux de France se tient jusqu'au 28 septembre dans la Vienne. Audrey Malaval-Fantini, maire de Pourcharesses en Lozère, une commune de 126 habitants, évoque les attentes de ces élus, leurs difficultés et leurs espoirs.
Un échelon de proximité indispensable
« Dans une commune de moins de 1 000 habitants, le maire est le référent de tout », explique-t-elle. De la catastrophe naturelle à un arbre tombé, une fuite d'eau ou un problème de voirie, tout passe par le maire. L'été, la population monte à 1 000 habitants avec les campings et le lac de Villefort. « Sachant qu'il y a pénurie d'eau, il faut être attentif à la moindre mesure ou arrêté, pour dire aux gens attention, pas de barbecue, etc. »
Un quotidien sous pression
Audrey Malaval-Fantini travaille de nuit comme soignante en Ehpad. « Dans la journée, je suis quand même sur le terrain. Mais ce sont des nuits de onze heures, plus une heure de trajet… Et parfois, les gens oublient qu'on travaille. Ils nous sollicitent toute la journée, tous les jours. »
L'accumulation des normes
Les petites communes subissent les mêmes normes que les grandes, mais avec moins de personnel. « Vous avez une secrétaire de mairie, un maire, et trois adjoints, c'est tout. Et eux aussi ont un travail à côté. Il faut s'adapter. »
Violences et menaces
L'an dernier, elle a dû se rendre à la gendarmerie après avoir été menacée et injuriée. « Je pense qu'après avoir dit ces mots, il a pesé ses pensées, et il s'en est mordu les doigts. Mais quand le mal est fait, le mal est fait. » Cependant, cette même personne a ensuite eu besoin d'aide, et la mairie a été là.
Se représenter en 2026 ?
Malgré la charge lourde, elle compte se représenter. « J'ai un métier dans le médico-social, je suis aide-soignante, et ça consiste aussi à écouter les gens. Et ça me plaît. Comme les gens me le rendent bien, je me présenterai l'année prochaine. »



