Lors de sa visite officielle en Andorre, le président français Emmanuel Macron a exprimé son souhait de voir le débat sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) progresser dans cette principauté, seul pays d'Europe où l'IVG est totalement interdite. Cette déclaration a été faite lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot.
Une position ferme sur les droits des femmes
Emmanuel Macron a souligné que la France, qui a récemment inscrit la liberté de recourir à l'IVG dans sa Constitution, ne peut rester indifférente à la situation en Andorre. "C'est une question de droits fondamentaux des femmes", a-t-il déclaré. Il a appelé à un dialogue respectueux mais déterminé pour faire évoluer la législation andorrane.
Le contexte andorran
L'Andorre, petit État des Pyrénées, est le seul pays d'Europe où l'avortement est totalement interdit, sans aucune exception. Cette interdiction est ancrée dans la tradition catholique du pays. Les femmes andorranes doivent se rendre dans les pays voisins, comme la France ou l'Espagne, pour avorter, ce qui crée des inégalités d'accès aux soins.
- L'IVG est passible de peines de prison en Andorre.
- Les associations féministes locales réclament une évolution de la loi depuis des années.
- Le gouvernement andorran a entamé une réflexion, mais aucune réforme n'a abouti.
Une pression diplomatique accrue
La France, par la voix de son président, entend utiliser sa diplomatie pour encourager l'Andorre à rejoindre les standards européens en matière de droits des femmes. "Nous devons être solidaires et aider nos voisins à progresser", a insisté Macron. Cette prise de position intervient alors que la France préside le Conseil de l'Europe.
Réactions en Andorre
Les réactions sont partagées. Le gouvernement andorran a accueilli favorablement l'idée d'un débat, mais rappelle que la décision appartient au peuple andorran. L'opposition conservatrice et l'Église catholique se montrent hostiles à tout changement. Les associations pro-choix, quant à elles, saluent le soutien français et espèrent une avancée concrète.
Cette intervention d'Emmanuel Macron marque une étape importante dans la lutte pour les droits des femmes en Europe, où l'Andorre fait figure d'exception. Le débat promet d'être animé, mais la pression internationale pourrait accélérer le processus législatif.



