Hyères honore les héros de la Libération lors du 82e anniversaire
Hyères célèbre les visages de la liberté au 82e anniversaire

Ce vendredi, à l'occasion du 82e anniversaire de la Libération, la municipalité de Hyères a placé les acteurs de cette épopée au cœur des commémorations. À travers un parcours mémoriel reliant plusieurs sites emblématiques, la Ville a voulu mettre en lumière les « visages de la liberté » et les parcours de bravoure qui ont permis la libération du territoire.

Un parcours mémoriel chargé d'histoire

Le parcours commémoratif a débuté à La Ritorte, point de départ symbolique, pour se poursuivre à la caserne Capitaine Delort de gendarmerie mobile, puis à la stèle de la Libération, dédiée à la résistance hyéroise. Le blockhaus Saint-Nicolas de Mauvanne a été un temps fort, avec un hommage particulier rendu aux Commandos d'Afrique, avant de conclure au Mémorial national de la 1re Division française libre, au Golf hôtel.

Au mémorial national, Geneviève Burki, 10e adjointe au maire en charge des associations patriotiques, a retracé des parcours de courage en les reliant aux lieux des combats. Elle a notamment salué la mémoire de Louis Picoche, résistant hyérois et homme de réseau, qui a utilisé son activité de transporteur pour structurer la Résistance locale et organiser les maquis varois. « Visionnaire, organisateur et homme de confiance, Louis Picoche a compris avant beaucoup d'autres que la Libération se préparait dans l'ombre avec patience », a-t-elle déclaré.

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Des destins de résistants rappelés

La cérémonie a également mis en avant Ernest Millet, résistant hyérois fusillé à Aups le 12 juin 1944. Son fils, Robert, âgé de 16 ans à l'époque, a choisi de poursuivre le combat de son père avant de consacrer sa vie à la transmission de la mémoire de la Résistance. Geneviève Burki a rappelé que Robert Millet, président du mouvement uni de la résistance, est décédé le 15 décembre 2022 à l'âge de 96 ans, étant l'un des derniers grands résistants de la ville.

François Duchâtel, autre Hyérois fusillé à Aups, était gendarme et résistant. « Son sacrifice rappelle que dans les heures les plus sombres de notre histoire, des militaires, des gendarmes, des policiers, des fonctionnaires et de simples citoyens ont choisi de servir la Nation avant eux-mêmes », a commenté l'élue. D'autres noms ont été évoqués, comme ceux du lieutenant Vallier, de Jean Devos ou de Léon David.

Transmettre la mémoire et les valeurs

La maire de Hyères, Véronique Bernardini, a expliqué la démarche : « À travers ce parcours, mais aussi à travers les visages, nous avons voulu raconter notre histoire autrement. » Elle a souligné que « derrière les dates et les grandes batailles, il y a surtout des hommes et des femmes, des engagements, des sacrifices et des destins ». Selon elle, la libération d'Hyères fut « cette rencontre entre armées de l'ombre et les soldats de la France libre, entre ceux qui préparaient la liberté depuis des mois et ceux qui venaient la reconquérir les armes à la main ».

Rappelant que Hyères a reçu la croix de guerre 1939-1945 avec palme et a été qualifiée de « cité d'ardents patriotes », Véronique Bernardini a estimé que ces honneurs « donnent aussi une responsabilité : celle de transmettre ». Elle a insisté sur les leçons de cette histoire : « le courage de s'engager, la fraternité dans l'épreuve, l'attachement à la République et cette liberté pour laquelle tant de femmes et tant d'hommes se sont battus ».

Dernière étape dimanche

La semaine de commémoration se conclura dimanche. À Giens, une cérémonie sera consacrée à Victor Porra, Gleb Sivirine (le lieutenant Vallier) et au maquis Vallier. En centre-ville, à 18 heures, le cinéma Olbia projettera en avant-première le film « Maquisards », en présence du réalisateur Christian Philibert.

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