La proposition de légalisation de la gestation pour autrui (GPA) portée par Gabriel Attal, candidat déclaré à l'élection présidentielle, provoque des remous au sein même de sa majorité. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a exprimé dimanche son opposition catégorique à cette mesure.
Une opposition ferme de Maud Bregeon
Interrogée sur France 3, Maud Bregeon a déclaré : « C’est un point sur lequel, s’il est confirmé, je suis en total désaccord ». Elle a qualifié la proposition d'Attal d'« extrêmement défavorable », estimant qu'elle « va à l'encontre du féminisme que l'on doit porter en 2026 ». Même dans le cadre d'une GPA dite « éthique », la porte-parole reste sceptique : « Je ne sais pas ce que signifie « éthique ». La maternité, la parentalité, c’est quelque chose de très personnel et je ne comprends pas dans quel cadre on imagine pouvoir mettre à disposition le ventre des femmes, que ce soit rémunéré ou pas ».
La position de Gabriel Attal
Gabriel Attal, qui s'est officiellement déclaré candidat à l'Élysée vendredi, a remis sur la table son projet de légalisation de la GPA, actuellement interdite en France. Dans une interview au journal Le Parisien, il affirme : « J’ai toujours dit que ce débat existait et qu’il ne fallait pas l’occulter ». Il constate que « sur tous ces sujets bioéthiques […] la liberté de vote s’est imposée dans tous les partis ».
Des divergences au sein de la majorité
Les positions divergent nettement au sein de Renaissance. Maud Bregeon, venue de la droite avant de rejoindre Emmanuel Macron en 2016, n'a pas encore décidé si elle assistera au premier meeting de campagne de Gabriel Attal samedi à Paris. Elle explique ne pas vouloir « rentrer dans une écurie trop tôt » et plaide pour que la « grande famille élargie de la droite et du centre », incluant Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Gérald Darmanin et Yaël Braun-Pivet, parvienne à « s’accorder pour avoir un projet unique et un candidat unique ».



