France prudente en Iran pour protéger ex-otages Kohler et Paris
France prudente en Iran pour protéger ex-otages

La France adopte une posture prudente face aux contestations en Iran. Une décision que le Premier ministre Sébastien Lecornu a justifiée ce mardi 13 janvier 2026 comme un moyen de protéger les ex-otages Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus pendant 1 277 jours en Iran entre 2022 et 2025, et qui n'ont pas encore été rapatriés. Un gouvernement frileux, à raison.

Une situation fragile pour les ex-otages

Sébastien Lecornu a justifié mardi la prudence de la France sur la contestation en Iran par la situation "plus que fragile et préoccupante" de Cécile Kohler et Jacques Paris. Les deux enseignants, détenus pendant plus de trois ans, sont actuellement assignés à résidence à l'ambassade de France à Téhéran. "Parler de silence est excessif", a-t-il tenu à souligner. "La République française se tient derrière le peuple iranien".

Le duo Kohler-Paris se trouve dans une situation fragile. La France a "toujours un éminent devoir de protection de la communauté française présente en Iran", a souligné le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, en évoquant "la question de Cécile Kohler et de Jacques Paris, qui sont encore actuellement à l'ambassade, et dont vous savez très bien que la situation reste plus que fragile et préoccupante".

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Le procès de Mahdieh Esfandiari en toile de fond

Pour rappel, Cécile Kohler et Jacques Paris sont sortis de prison le 4 novembre 2025 en Iran, après trois années derrière les barreaux. Depuis, les deux Français attendent leur libération définitive depuis la résidence de l'ambassadeur de France. L'Iran et la France discutent d'un échange entre eux et l'Iranienne Mahdieh Esfandiari, poursuivie en France pour apologie du terrorisme et provocation à des actes terroristes. Son procès, qui a commencé ce mardi 13 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris, durera quatre jours.

Cette affaire s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre la France et l'Iran, alors que des manifestations secouent le pays. La prudence de Paris vise à éviter toute escalade qui pourrait compromettre la sécurité des ex-otages encore sur le sol iranien.

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