Commissaire-priseur à Paris et figure de l'émission « Affaire conclue » sur France 2, Enora Alix se déplace régulièrement pour des journées d'estimations gratuites. Le mardi 21 avril, elle officiait au domaine du Bois Saint-Georges, à Saintes, où elle reviendra le 30 avril.
Des espoirs douchés mais des conseils précieux
Dans une salle du domaine, Enora Alix a accueilli un couple venu faire estimer des objets. « Ça ne coûte pas bien cher… », leur a-t-elle annoncé. À propos d'un parapluie : « Le pommeau, ce n’est pas de l’or. » Pour un vase chinois : « Il lui manque 100 ou 200 ans pour être collectionné. » Elle a toutefois retenu un lot de pièces en argent, précisant : « Ça a terriblement augmenté. »
« J’aime être accessible, renseigner tout le monde même si je ne prends pas tout », confie Enora Alix. Depuis huit ans, elle est devenue une figure du petit écran, mais cela fait vingt ans qu'elle se déplace pour des séances gratuites d'estimation.
Un binôme avec un expert bordelais
En Nouvelle-Aquitaine, elle officie en binôme avec un ami bordelais, Fabien Robaldo, expert auprès de la maison de vente aux enchères Millon. « Il y a un ancrage. Ce n’est pas la Parisienne qui débarque, qui prend les objets et qui s’en va », souligne-t-elle.
La veille, une cinquantaine de personnes sont venues les rencontrer dans un cadre moins impressionnant qu'un hôtel des ventes. « Environ 95 % voyaient une commissaire-priseur pour la première fois de leur vie », estime Enora Alix, consciente de l'effet « vu à la télé ».
Démocratiser l'accès aux experts
Les deux tiers des objets proposés n'atteignent pas la valeur requise pour être présentés à l'hôtel Drouot, mais les visiteurs repartent avec des détails précieux et une idée du prix qu'ils peuvent demander en vente en ligne.
« Avant, on n’osait pas rencontrer un commissaire-priseur. Grâce à l’émission, on se rend compte que ce n’est pas un vieux monsieur qu’on ne peut déranger que quand on a des tableaux à plusieurs centaines de milliers d’euros. À Drouot, la moyenne des transactions se situe autour de 1 000 euros. Pour une rareté à 400 000 euros, cela fait beaucoup de livres, de pièces ou de violons à 400 ou 500 euros… », explique-t-elle.
Prolongation de l'expertise à Saintes
Présents à Saintes les 20 et 21 avril, Fabien Robaldo et Enora Alix ont décidé de prolonger la cueillette avec une nouvelle journée d'expertise, sur rendez-vous, jeudi 30 avril au domaine du Bois Saint-Georges, à Saintes. Contact : ealix@millon.com ou 06 58 37 94 70.



