Un excédent budgétaire salué par la majorité
Le conseil municipal de Caveirac s'est réuni pour examiner et voter le compte financier unique 2025 du budget principal et des annexes, en l'absence du maire, Jean-Luc Chailan, victime d'un malaise. La séance était présidée par Isabelle Mazay, et le budget a été présenté par Odile Giovannelli. Les résultats cumulés atteignent 2,49 millions d'euros, dont 1,42 million en section d'investissement et 1,07 million en fonctionnement. Sur l'exercice 2025, les recettes s'élèvent à 7,05 millions d'euros, pour 6,81 millions de dépenses. Pour la majorité municipale, ces chiffres traduisent une gestion maîtrisée des finances communales.
L'opposition dénonce un manque de vision
Une lecture que ne partagent pas les élus d'opposition, qui ont exprimé leurs réserves lors des débats. Antoine Giron estime que les orientations budgétaires ne répondent pas aux enjeux futurs de la commune. Du côté de Loïc Codou, les critiques se veulent plus sévères, dénonçant "un immobilisme" dans les choix politiques. "La commune dispose de marges financières qu'elle pourrait mobiliser davantage", a notamment souligné Patrick Étienne.
La création d'un poste de direction contestée
Autre point de tension : la création d'un poste supplémentaire de direction. Antoine Giron a interrogé la majorité sur les motivations de cette décision, regrettant un manque de clarté : "Les éléments présentés en commission ressources humaines ne m'ont pas convaincu. Ce poste fonctionnel de catégorie A n'apparaît pas comme vacant, alors que le seul poste existant est actuellement occupé par le directeur général des services." Les charges de personnel constituent le premier poste de dépenses de la commune, représentant 56 % du budget de fonctionnement, soit plus de 2 millions d'euros. Un poids financier significatif qui, selon l'opposition, aurait nécessité une évaluation plus précise du coût du nouveau poste avant son adoption.
La majorité défend le renforcement de l'encadrement
En réponse, la municipalité a défendu la nécessité de renforcer l'encadrement administratif. "Nous avons besoin d'un second attaché territorial pour accompagner le développement de la commune", a expliqué Philippe Galli, délégué aux missions administratives. "Le directeur général des services actuel conserve bien entendu toute sa place s'il souhaite rester avec nous." Des arguments qui n'ont pas convaincu l'opposition.



