Budget 2026 à Bayonne : continuité et débats sur la dette et les quartiers
Budget 2026 à Bayonne : continuité et débats

Le principe de continuité républicaine est plus facile à appliquer lorsque la majorité sortante est reconduite. Ainsi, le budget 2026 pour la Ville de Bayonne, présenté par Jean-René Etchegaray et son adjointe Sylvie Durruty, ne marque aucune pause dans l'action publique menée depuis le dernier mandat. « Pas une année de transition et pas un budget technique », résume le maire, avant d'assurer : « Nous y déclinons point par point, autorisation de programme par autorisation de programme, les grands axes de nos engagements pris durant la campagne. Dont celui de porter nos investissements à hauteur de 130 millions d'euros sur l'ensemble du mandat, 20 millions pour cette année. »

Des chiffres sous surveillance

Les chiffres d'un budget qui s'équilibre à 123,2 millions d'euros ont déjà été l'objet d'échanges nourris lors du débat d'orientations budgétaires du 9 avril. L'attention a été portée sur l'analyse d'un contexte géopolitique international qui fait planer l'incertitude sur la tête de tout élu prudent. David Ospital, du groupe Bayonne en mouvement, s'est interrogé sur la structure de la dette (66,6 millions d'euros) : « 45 % de celle-ci sont à taux variable. Quand ils baissent, c'est intéressant, comme en 2025. Mais avec les instabilités macroéconomiques et internationales, on peut se poser la question de leur hausse et du risque d'augmentation des intérêts. La baisse de la proportion de ces taux variables mérite d'être étudiée. »

Réponse de la majorité

Sylvie Durruty a opposé la notation A1 obtenue par les finances de la ville et le taux moyen de 2,36 % : « Les banques nous répondent toujours. Nos ratios doivent y être pour quelque chose. »

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Taxe d'habitation et résidences secondaires

Un autre point soulevé par David Ospital est la baisse significative de production de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS). Bayonne n'échappe pas à un mouvement généralisé au Pays basque. La perte se chiffre à 1,23 million d'euros entre 2024 et 2026, avec 600 logements sortis de la base entre 2024 et 2025. « Cela pose la question du contrôle d'une réglementation à laquelle nous croyons », estime l'élu d'opposition. Colette Capdevielle a provoqué l'agacement du maire en soulignant le travail parlementaire réalisé avec Peio Dufau et Iñaki Echaniz, tout en demandant si l'édile en a parlé avec Gabriel Attal lors de la Foire au jambon. « Vous n'êtes pas à l'Assemblée nationale ici, s'offusque Jean-René Etchegaray. Le règlement de la compensation est sévère, mais pas trop. La question est : qui contrôle et comment ? C'est l'État qui gère, et il nous dit qu'il n'a pas les moyens. »

Investissements dans les quartiers

Henri Etcheto (Bayonne, tout simplement !) s'est inquiété d'un recul par rapport aux promesses de campagne, prenant l'exemple de la plaine des sports de Sainte-Croix : « La plaine des sports a rétréci, se résumant à la couverture du stade et à l'extension d'un mur d'escalade. On ne trouve toujours pas trace d'une école dans le quartier du Séqué/Arrousets. Les AP présentées concernent encore des projets du centre-ville, quand vous promettiez de vous pencher sur la vie des quartiers. » Sylvie Durruty a répondu : « Il n'y a aucun recul. L'AP présentée est une AP « études » qui englobe la couverture du stade et le mur. Les autres opérations feront l'objet d'autres AP et seront réalisées. Nous investissons 2 millions pour relier Marracq à Polo-Beyris et les allées Marines à Tarnos par des pistes cyclables, et une AP concerne la micro-crèche du Polo. Nous appliquons notre programme. »

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