Bruno Retailleau veut supprimer le droit du sol et durcir l'immigration
Retailleau : suppression du droit du sol et immigration durcie

Le candidat Les Républicains à la présidentielle Bruno Retailleau durcit le ton sur l'immigration et se dit favorable à la suppression du droit du sol, tout en niant se lever « tous les matins en pensant au RN », dans un entretien mis en ligne ce mardi 30 juin 2026 sur le site de Valeurs Actuelles.

Suppression du droit du sol et fin des aides automatiques

« Sur le droit du sol, je suis pour sa suppression », affirme le patron des Républicains qui estime que la « contrepartie » de l'attribution de la nationalité à toute personne née sur le territoire français est « l'assimilation », dont il estime qu'elle « ne fonctionne plus ». Dans cet entretien largement consacré à l'immigration, l'un de ses chevaux de bataille, Bruno Retailleau s'engage également à « réduire drastiquement » le regroupement familial.

« De même, je mettrai fin aux aides automatiques pour les étrangers qui arrivent en France : il faudra attendre cinq ans de présence légale et de travail pour pouvoir en bénéficier », ajoute le candidat LR.

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Coalition d'États pour la fermeté migratoire

S'il est élu l'an prochain, il promet que la France rejoindra la « coalition d'États » qui prône la « fermeté migratoire », dont l'Italie de Giorgia Meloni, pour qu'elle pèse « de tout son poids pour remporter ce combat ». Il lance une nouvelle attaque contre le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sanchez qui a choisi de régulariser un demi-million de sans-papiers et promet qu'il se « battra pour changer les règles européennes afin que les visas territorialisés (soient) limités au pays dans lequel ils sont délivrés ».

Retailleau rejette toute proximité avec le RN

S'il ne reprend pas le terme « remigration », il assure que « l'avenir de l'Afrique n'est pas en Europe, mais sur le continent africain », excluant que « le changement climatique serve de prétexte à un changement de civilisation ». Refusant de vouloir « paraître » plus légitime que le Rassemblement National sur l'immigration, mais cherchant à « convaincre », Bruno Retailleau assure qu'il ne se « lève pas tous les matins en me demandant comment je vais pouvoir critiquer Marine Le Pen ou Jordan Bardella ».

« C'est parce que je respecte les électeurs du Rassemblement national que je refuse de leur faire des promesses démagogiques », affirme-t-il, tout en reprochant au RN d'avoir « changé d'avis sur à peu près tous les sujets ». S'il remportait la présidentielle, Bruno Retailleau ne trouverait rien à redire si les députés d'extrême droite soutiennent ses propositions sur l'immigration ou la justice : « Je ne pourrai que m'en féliciter puisque ces mesures de fermeté, une immense majorité de Français les demande ». « Je pourrai dire exactement la même chose pour le bloc central », ajoute-t-il.

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