Le Tour de France 2026 s'élance ce samedi 4 juillet de Barcelone pour une 113e édition conçue pour aller crescendo. Les organisateurs ont imaginé un parcours où le suspense pourrait durer jusqu'à la dernière étape. Voici les cinq étapes qui pourraient faire basculer la course au maillot jaune.
Étape 6 : premier grand rendez-vous dans les Pyrénées
Après un contre-la-montre par équipes inaugural à Barcelone et un final pour puncheurs le lendemain, la sixième étape entre Pau et Gavarnie-Gèdre constitue le premier vrai test en montagne. Les Pyrénées sont volontairement moins difficiles cette année pour préserver le suspense, mais la montée finale vers le cirque de Gavarnie (18,7 km à 3,7 %) est précédée de deux cols mythiques : l'Aspin et surtout le col du Tourmalet (17,1 km à 7,3 %). Thierry Gouvenou, le traceur du Tour, s'attend à ce que « ça flingue fort » dans le Tourmalet, même si le sommet est situé à 40 km de l'arrivée.
Étape 10 : un 14 juillet explosif dans le Massif Central
Au lendemain de la première journée de repos, l'étape du 14 juillet promet un feu d'artifice dans les monts du Cantal entre Aurillac et Le Lioran. En 2024, l'arrivée dans cette station de ski avait offert un spectacle superbe remporté au photo finish par Jonas Vingegaard devant Tadej Pogacar. Le final est identique avec l'ascension du Pas de Peyrol, mais par l'autre versant, suivie du court mais très raide col du Pertus (4,4 km à 8,5 %) avant la montée finale vers le Lioran.
Étape 15 : l'enfer des Alpes avant le chrono du Léman
Cette étape, qui tombe le jour de la finale de la Coupe du monde de football, est l'une des plus dures. La veille, le peloton aura souffert dans les Vosges avec l'inédit col du Haag. La 15e étape se termine au plateau de Solaison, une ascension redoutable (11,3 km à 9 % de moyenne) qui « recrache les coureurs un par un », selon les spécialistes. En route, ils devront aussi affronter le redoutable Salève (4,6 km à 11,2 %).
Étape 16 : le seul contre-la-montre individuel
Malgré la journée de repos de la veille, les jambes seront lourdes pour ce contre-la-montre de 26,1 km entre Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains. Le parcours se décompose en trois parties : une montée de neuf kilomètres pour grimper du lac Léman, une descente rapide et technique, et dix derniers kilomètres plats. De quoi creuser des écarts significatifs.
Étape 20 : un finish dantesque à l'Alpe d'Huez
C'est l'étape reine de cette édition, qualifiée par le directeur du Tour Christian Prudhomme de « l'étape la plus dure qu'on ait jamais faite à la veille de l'arrivée finale ». Longue de 170 km entre Bourg d'Oisans et l'Alpe d'Huez, elle comprend un col de première catégorie (le Télégraphe) et trois hors-catégorie (la Croix-de-Fer, le Galibier et le col de Sarenne). Le dénivelé total atteint 5 450 mètres. « L'idée, insiste Prudhomme, c'est que tout puisse encore se passer quel que soit l'écart entre le maillot jaune et ses rivaux. Parce que si t'as un coup de moins bien sur une étape comme ça, ce n'est pas en secondes que tu vas perdre du temps. »



