Ce jeudi, un homme de 45 ans, jardinier de Jany Le Pen, a été expulsé vers le Maroc depuis les Hauts-de-Seine. En situation irrégulière sur le territoire français, il avait travaillé pendant plusieurs années pour l'épouse de Jean-Marie Le Pen. L'expulsion a été confirmée par les autorités préfectorales, qui ont invoqué le non-respect de la législation sur le séjour des étrangers.
Un parcours irrégulier
L'homme, originaire du Maroc, était arrivé en France il y a une dizaine d'années. Il avait été employé comme jardinier par Jany Le Pen, sans disposer des papiers nécessaires. Selon des sources proches du dossier, il aurait été signalé aux services de l'immigration à la suite d'un contrôle de routine. Malgré des démarches pour régulariser sa situation, celles-ci n'avaient pas abouti.
Réactions contrastées
Cette expulsion a provoqué des réactions contrastées. D'un côté, des associations de défense des sans-papiers dénoncent une mesure jugée disproportionnée. De l'autre, des voix estiment que la loi doit s'appliquer à tous. Jany Le Pen n'a pas souhaité commenter l'affaire publiquement. L'expulsion s'est déroulée sans incident, l'intéressé ayant embarqué à bord d'un vol à destination de Casablanca.
Contexte juridique
La législation française prévoit que tout étranger en situation irrégulière peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Dans ce cas, la mesure a été exécutée après épuisement des voies de recours. Les avocats de l'homme avaient plaidé pour un maintien sur le territoire en raison de son ancrage local, mais sans succès.
Cette affaire relance le débat sur la politique d'expulsion des travailleurs sans papiers, notamment ceux employés par des personnalités publiques. Elle souligne les contradictions entre la tolérance de fait et la rigueur administrative.



