En Cisjordanie occupée, une femme enceinte de plusieurs mois a perdu son enfant à naître après avoir été bloquée à un barrage militaire israélien. L'incident s'est produit au point de contrôle de Qalandia, au nord de Jérusalem, le 26 juillet. Selon des témoins, la femme aurait attendu plus de trente minutes avant de pouvoir passer, puis aurait été dirigée vers une clinique où son décès fœtal a été constaté.
Un drame qui relance les critiques sur les restrictions de mouvement
Des organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement l'impact des barrages sur l'accès aux soins des Palestiniens. Selon l'ONG israélienne B'Tselem, le nombre de barrages fixes et volants en Cisjordanie dépasse les 600. Ces points de contrôle entraînent des retards qui peuvent être fatals pour des femmes enceintes devant se rendre à l'hôpital.
L'armée israélienne a réagi en affirmant que la femme avait reçu une assistance médicale sur place. « Les soldats ont immédiatement alerté les secours et lui ont fourni de l'eau », a déclaré un porte-parole militaire, ajoutant que le passage n'avait pas été refusé. « Aucun retard anormal n'a été constaté. »
Des précédents nombreux
Ce n'est pas la première fois qu'un tel drame survient. En 2022, une femme palestinienne avait accouché à un barrage après avoir été retenue. En 2021, une autre avait perdu son bébé dans des circonstances similaires. Selon l'OMS, près de 20 % des femmes enceintes palestiniennes rencontrent des difficultés pour franchir les barrages.
Le cas de cette femme, âgée de 25 ans et originaire de Ramallah, relance le débat sur la légitimité des restrictions de mouvement dans les territoires palestiniens. Les autorités israéliennes justifient ces mesures par des impératifs de sécurité.



