Un serpent de mer refait surface dans la campagne présidentielle : l'immigration choisie. Dès son officialisation en tant que candidat, Gabriel Attal a déclaré sur France Inter : « Il faut que la France accueille moins pour accueillir mieux. Ce que je vais porter dans cette campagne, c’est la préférence travail. L’immigration économique doit devenir la priorité de notre politique migratoire. »
Durcir les conditions du regroupement familial
Le candidat souhaite réduire le nombre d'immigrés accueillis et donner la priorité à l'immigration de travail. Pour cela, il propose de durcir les conditions du regroupement familial, notamment en augmentant la durée de résidence requise en France avant de pouvoir faire venir son conjoint. Actuellement, le regroupement familial permet aux étrangers résidant légalement en France depuis plus de dix-huit mois (douze mois pour les Algériens) de faire venir leur conjoint et leurs enfants mineurs, sous réserve de conditions de logement et de ressources.
Un débat récurrent
Cette proposition relance le débat sur l'équilibre entre immigration familiale et économique. Les partisans d'Attal estiment que cela permettra de mieux intégrer les travailleurs étrangers et de répondre aux besoins du marché du travail. Les opposants, en revanche, craignent des atteintes aux droits familiaux et une politique migratoire trop restrictive.



