Le patron des députés LR, Laurent Wauquiez, partisan d’une primaire à droite, s’inquiète de la « tournure que prennent les sondages ». Il assure qu’aucun candidat n’a « plié le match » à droite et craint, dans un entretien à l’AFP, que la « machine à perdre » ne soit enclenchée à un an de l’élection présidentielle 2027.
Une inquiétude face aux sondages
« Je suis très inquiet de la tournure que prennent les sondages », affirme le député de Haute-Loire, craignant que la désunion conduise la droite à être exclue du second tour par le Rassemblement national et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Les sondages « confirment à 300 % ce que je pense. C’est-à-dire qu’une machine à perdre est bien enclenchée », regrette Laurent Wauquiez, qui reconnaît qu’Édouard Philippe devance ses deux rivaux, mais sans « plier le match ».
L'appel à une primaire
« Mon propos, c’est de dire, maintenant il faut qu’on arrête d’avoir plusieurs candidats et qu’on mette en place un système qui nous permette d’en avoir un seul », explique le patron des députés LR. Il craint que « si la primaire n’est pas enclenchée avant l’automne, ce sera cuit ». Il redoute que les campagnes menées séparément par les trois candidats ne finissent par affaiblir la droite, citant l’exemple de Gabriel Attal samedi dernier, qui a promis de ne pas être « le candidat du sang et des larmes » pour se différencier du patron d’Horizons.
Un rôle de médiateur
Avec son projet de primaire, allant du macroniste Gérald Darmanin à Sarah Knafo du parti d’extrême droite Reconquête, le député tente de jouer les médiateurs entre les différents candidats pour qu’ils acceptent de se soumettre à cette compétition. « J’essaie de convaincre les uns et les autres qu’il ne faut pas qu’on aille trop loin dans l’affrontement, qu’il ne faut pas que ça dérape parce qu’on aura besoin les uns des autres », assure-t-il. C’est le message qu’il a transmis à Bruno Retailleau lors de leur rencontre mardi en début d’après-midi.
Pas de retrait de Retailleau
Réitérant que le patron de LR est le « candidat légitime » du parti, il refuse de lui demander de se retirer de la course. « Ce ne serait honnêtement pas respectueux », explique-t-il. Il ne se rendra pas pour autant au meeting du candidat LR, prévu le samedi 20 mai en région parisienne : « C’est une question de cohérence », argumente-t-il. « Je ne veux pas alimenter la machine à perdre et donc je n’irai pas à des meetings ou à des événements de campagne de candidats qui sont contre d’autres candidats de droite », assure-t-il.



