Tabarot renonce aux sénatoriales et soutient Estrosi-Sassone
Tabarot renonce aux sénatoriales, soutient Estrosi-Sassone

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé qu'il ne sera pas candidat aux élections sénatoriales dans les Alpes-Maritimes, invoquant l'incompatibilité avec ses fonctions ministérielles. Il a apporté son soutien à la candidature de Dominique Estrosi-Sassone, saluant une femme d'action et un choix de fidélité.

Un été sous tension mais des infrastructures solides

Interrogé sur le bilan de l'été, marqué par des canicules et des incendies, le ministre a souligné la résilience du réseau. « Les Français et touristes ont voyagé massivement. Malgré des canicules et incendies, nos infrastructures ont tenu », a-t-il déclaré. Lors d'un jour de grand départ, ce sont 5 à 10 millions d'automobilistes sur les autoroutes, 1 million de voyageurs dans les aéroports et 15 000 trains en circulation. Au pire de la crise, l'offre n'a baissé qu'à 13 500 trains, grâce à la mobilisation de 60 000 agents de SNCF Réseau et 7 500 personnels routiers.

Des perturbations ont toutefois été constatées sur les Intercités vieillissants (Bordeaux-Marseille, Paris-Clermont), dont le matériel sera remplacé l'an prochain. Le ministre a confié une mission à Bernard Attali sur la résilience des infrastructures de transport pour l'hiver, et a insisté sur la nécessité d'augmenter les investissements.

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La loi-cadre pour financer la transition climatique

Pour adapter durablement les réseaux aux bouleversements climatiques, Philippe Tabarot mise sur la loi-cadre votée au Sénat, qu'il veut faire adopter par l'Assemblée avant la fin de l'année. Cette loi portera l'investissement annuel de 3 à 4,5 milliards d'euros, financés par les péages autoroutiers, « sans impôt ni dette pour les Français ». Le renouvellement des voies passera de 750 à plus de 1 000 km par an. Côté matériel, les nouveaux TGV M arrivent : plus capacitaires, ils intègrent des batteries permettant de maintenir la climatisation et de déplacer le train jusqu'à la gare suivante en cas de panne de courant.

Sécurité des transports scolaires et grands chantiers

À l'approche de la rentrée, le ministre a rappelé que 4 millions d'enfants sont transportés quotidiennement en transport collectif. Le « plan Joana », lancé à son arrivée, vise à sécuriser ces transports. Après la généralisation de la ceinture, des « stupotests » anti-démarrage seront préparés pour la rentrée prochaine, bloquant le véhicule si le chauffeur est sous l'emprise de stupéfiants (cannabis, cocaïne, protoxyde d'azote). En attendant, les contrôles aléatoires et réguliers sont multipliés pour les 36 000 chauffeurs de France.

Parmi les grands chantiers de la rentrée, le ministre a cité la loi-cadre, l'exercice budgétaire, la finalisation de l'A69 entre Toulouse et Castres, et les chantiers ferroviaires LNPCA (ligne nouvelle Provence Côte d'Azur) et GPSO (Grand projet ferroviaire du Sud Ouest). À l'international, il a signé pour un milliard d'euros de contrats avec des entreprises de transport, dont CMA CGM sur le port de Djeddah et Alstom pour le métro de Riyad. Il se rendra prochainement en Égypte pour le métro du Caire et la vente d'Airbus, puis à Dublin pour la connectivité des infrastructures ferroviaires. Il organise également les déplacements du pape en France (du 25 au 28 septembre 2026) et doit rencontrer Elon Musk pour parler des véhicules autonomes.

Renoncement aux sénatoriales et soutien à Dominique Estrosi-Sassone

Sur la question des sénatoriales, Philippe Tabarot a expliqué : « Quand on est sénateur sortant et qu'on est sollicité par un certain nombre d'élus du département, on se pose la question. Mais matériellement, c'est incompatible avec les fonctions qui sont les miennes aujourd'hui. Notre ministère est autonome pour la première fois depuis 1988 et je ne peux déléguer les dossiers. » Il a ajouté que le Premier ministre veut un gouvernement concentré sur son action, pas sur les échéances électorales.

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Il a apporté son soutien à Dominique Estrosi-Sassone : « C'est d'abord un choix de fidélité : en 2020, nous avons tous sollicité Dominique pour figurer sur sa liste. Moi je n'ai pas la mémoire courte. Ensuite elle a une ligne politique claire et sans ambiguïté. Elle n'est pas à faire l'union des droites avec le RN dans le 06 le week-end puis de jurer l'inverse à Paris. » Il a souligné son bilan et son poids au Sénat, où elle préside une commission majeure.

Concernant la plainte classée par la Cour de justice de la République déposée par Éric Ciotti, le ministre a nié avoir proféré des menaces : « Je n'ai jamais proféré de menace contre le maire de Nice que je connais depuis plus de trente ans. S'il y avait quoi que ce soit, la plainte n'aurait pas été classée au bout de quatre jours. » Il a estimé que ce genre de polémique n'intéresse personne et n'est pas à la hauteur des défis du pays. Il a également affirmé qu'il ne tenterait pas de revenir chez Les Républicains, assumant d'avoir privilégié l'intérêt du pays plutôt que celui du parti.