PS et Place publique valident la primaire de la gauche
PS et Place publique valident la primaire de la gauche

Le Parti socialiste (PS) et Place publique ont ratifié mardi soir l'accord trouvé sur les modalités de la « primaire de la gauche socialiste et démocratique », qui se tiendra en deux tours les 9-10 et 16-17 octobre pour désigner leur candidat à l'élection présidentielle. Cette ratification ouvre la voie à une accélération de la course à l'Élysée à gauche.

Ratification par les instances des deux partis

L'accord a été ratifié par le Conseil national du PS par 159 voix pour, 32 contre et 21 abstentions. L'Assemblée politique nationale de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, l'a de son côté ratifié à l'unanimité. Ces votes marquent une étape décisive dans le processus de désignation du candidat social-démocrate.

Selon l'accord, le vote pour désigner celui qui représentera l'arc social-démocrate à l'élection présidentielle des 18 avril et 2 mai sera un scrutin électronique uninominal. Les candidats devront se déclarer entre le 1er et le 15 septembre.

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Quatre candidats déjà déclarés, Olivier Faure toujours en retrait

À ce stade, quatre candidats ont déjà annoncé leur participation : Raphaël Glucksmann et trois socialistes, les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Le patron du PS, Olivier Faure, n'a pas encore fait acte de candidature.

Pour pouvoir se présenter, les socialistes doivent obtenir les parrainages de quinze membres du conseil national, ou de dix parlementaires, ou de cinquante conseillers régionaux ou départementaux sur huit départements et trois régions, ou de cinquante maires répartis sur trois régions.

Modalités de vote et conditions d'éligibilité

Pourront voter les militants socialistes et de Place publique « à jour de cotisation », ainsi que les personnes qui adhéreront à un des deux partis ou auront cotisé à « un pôle social-démocrate », une structure tierce créée pour ceux qui ne souhaitent pas adhérer à un parti. Ils devront pour cela s'acquitter d'une cotisation de 15 euros, avec un tarif social à 10 euros « arraché » par le courant d'Olivier Faure, précise la direction du PS.

Les électeurs ne pourront pas adhérer ou cotiser le jour du vote. Il faudra l'avoir fait au plus tard trois jours avant le premier ou le second tour.

Désaccord sur la mention LFI dans la charte

La direction du PS a en outre obtenu que dans la charte des valeurs que devront signer tous les candidats ne figure pas la mention qu'« il n'y aura pas d'accord avec LFI aux législatives », contrairement à ce que souhaitait Raphaël Glucksmann. « Cela n'avait pas sa place dans ce genre de charte », explique un socialiste. Raphaël Glucksmann, officiellement candidat depuis dimanche, a promis d'en faire un des sujets du débat public.

Les candidats doivent par ailleurs s'engager, à travers cette charte, « à proposer le rassemblement à tous les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine afin de construire ensemble un programme commun, un accord législatif et un contrat de gouvernement », a précisé le PS.

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