Raphaël Glucksmann a officiellement confirmé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. L'eurodéputé et président du mouvement Place publique a fait cette annonce lors d'un déplacement dans le Tarn, ce vendredi 23 août. Il entend porter un projet axé sur la justice sociale et l'écologie, deux piliers qu'il juge indissociables.
Une annonce attendue depuis plusieurs mois
Cette déclaration met fin à des mois de spéculations sur les intentions de l'ancien conseiller de la gauche. Lors d'une rencontre avec des habitants et des militants locaux, Glucksmann a déclaré : « Je suis candidat à la présidentielle de 2027. Je veux porter une gauche qui ne renonce pas, qui ne se renie pas, mais qui regarde le monde tel qu'il est. » Il a ajouté que sa décision était mûrie depuis longtemps, mais qu'il a voulu attendre le bon moment pour la rendre publique.
Le président de Place publique, âgé de 45 ans, a choisi un cadre rural pour cette annonce, dans le but de marquer son attachement aux territoires souvent délaissés par les politiques publiques. Il a notamment insisté sur la nécessité de répondre à la crise agricole et à la désindustrialisation, des sujets qu'il compte aborder en priorité dans sa campagne.
Un projet articulé autour de la justice sociale et de l'écologie
Dans son discours, Raphaël Glucksmann a détaillé les grandes lignes de son programme. Il a affirmé vouloir « réconcilier la question sociale et la question écologique », estimant que les deux combats sont complémentaires et non antagonistes. Il a également critiqué la politique menée par le gouvernement actuel, qu'il juge trop favorable aux intérêts économiques au détriment des citoyens et de l'environnement.
L'eurodéputé a également évoqué la nécessité de renforcer les services publics, notamment la santé et l'éducation, et de lutter contre les inégalités territoriales. Il a proposé la création d'un « bouclier social et écologique » qui protégerait les ménages les plus modestes tout en accélérant la transition énergétique. Selon lui, cette transition doit être financée par une fiscalité plus juste, pesant davantage sur les grandes entreprises et les plus hauts revenus.
Une candidature qui bouscule la gauche
Cette annonce intervient dans un paysage politique de gauche déjà fragmenté. Plusieurs figures, comme Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Faure, n'ont pas encore officialisé leurs intentions. La candidature de Glucksmann pourrait donc rebattre les cartes et offrir une alternative aux électeurs en quête d'un projet social-démocrate et écologiste.
Interrogé sur une possible alliance avec d'autres forces de gauche, Glucksmann a répondu qu'il était ouvert au dialogue, mais sans condition préalable. Il a souligné que sa priorité était de construire un projet cohérent et crédible, capable de rassembler au-delà des clivages traditionnels. « Je ne veux pas d'une gauche qui passe son temps à se regarder le nombril, mais d'une gauche qui agit », a-t-il conclu.
La campagne de Raphaël Glucksmann débutera officiellement à la rentrée, avec une série de déplacements en région et des rencontres citoyennes. Son objectif affiché est de convaincre les Français que sa vision de la justice sociale et de l'écologie peut répondre aux défis du pays. Reste à voir si cette candidature parviendra à fédérer une gauche divisée et à séduire un électorat en attente de renouveau.



