Jacques Moretti, propriétaire et gérant français du bar Le Constellation à Crans-Montana, a été placé en détention provisoire dans la nuit du 11 au 12 août pour des violences conjugales présumées sur son épouse Jessica Moretti, a rapporté dimanche la chaîne de télévision suisse Léman Bleu.
Une interpellation à domicile dans le canton du Valais
Selon les informations de la chaîne genevoise, Jacques Moretti a été interpellé à la suite de violences présumées commises sur son épouse dans la nuit du 11 au 12 août à leur domicile dans le canton du Valais. Les faits auraient été suffisamment importants pour nécessiter l'hospitalisation de Jessica Moretti. On ignore si celle-ci a pu depuis sortir de l'hôpital, précise encore la chaîne TV, ajoutant que Jacques Moretti ne présente aucun antécédent pour des faits de cette nature.
Le contexte de la tragédie du Nouvel An
Jacques et Jessica Moretti, propriétaires du bar Le Constellation, dont l'incendie a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du 1er de l'an dans la station de ski cossue de Crans-Montana, font partie des 16 personnes placées sous investigation pénale pour « incendie par négligence, homicide par négligence et lésions corporelles graves par négligence » dans le cadre de l'enquête sur le drame. L'incendie survenu en pleine célébration de la Saint-Sylvestre a principalement frappé des adolescents et de jeunes adultes, dont de nombreux étrangers, en particulier des Italiens et des Français.
La réaction des avocats du couple
Contactés par l'AFP, le ministère public et les avocats du couple Moretti n'avaient pas confirmé ces informations dans la soirée. Mais les avocats des Moretti ont publié dimanche soir un communiqué affirmant que ces « faits, instruits au sein d'une procédure distincte, relèvent exclusivement de leur vie intime ». « Ils ne sauraient être confondus avec la tragédie du Constellation mais s'inscrivent néanmoins dans un contexte qui ne peut être ignoré, celui d'une épreuve particulièrement intense à laquelle les Moretti ont tenté de faire face ensemble depuis le 1er janvier », ont écrit Yaël Hayat, Nicola Meier et Patrick Michod.



