Plus d'une centaine de spectateurs ont encouragé le peloton de la Vuelta lors de la traversée d'Ampus, dans le Haut-Var, le dimanche 23 août 2026. Les coureurs, partis de Monaco pour rallier Manosque, ont parcouru les 200,1 km de cette seconde étape sous les yeux d'un public chaleureux, mêlant habitants, familles et passionnés venus d'Espagne ou d'Écosse.
Un passage éclair longuement attendu
À 15 h 20, les cyclistes se sont engouffrés d'un bloc sur l'étroit boulevard Georges-Clemenceau. Quinze secondes plus tard à peine, c'était déjà fini. Mais l'attente avait été longue pour les spectateurs massés le long du parcours. Jacques et sa belle-fille Julie, qui attendaient en famille l'arrivée des premiers coureurs, suivaient la progression avec impatience. « Ils ne sont plus très loin », s'exclame Jacques. « Ils doivent être à moins de 20 km », ajoute Julie.
Seul manquait Camille, le compagnon de Julie, militaire et passionné de cyclisme, ancien coureur. « Je lui ai promis de filmer la course », raconte Julie tout en observant le passage des véhicules des équipes, des motards de la gendarmerie et de la Guardia civile espagnole, ainsi que des ambulances qui devançaient le peloton de quelques minutes.
Fierté familiale autour du coureur Callum Thornley
Fiona et Gavin brandissaient le Saltire, drapeau de l'Écosse, pour soutenir leur fils Callum Thornley, coureur de l'équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe engagé dans la course. « Il a commencé le vélo à sept ans. À douze ans, il a assisté au Tour de France et il ambitionne d'y participer l'année prochaine au départ d'Édimbourg », racontent ses parents. À 23 ans, Callum Thornley, professionnel depuis un an, a fait « pleurer de joie » sa mère en finissant la première étape de la Vuelta à la 4e place samedi.
La passion du cyclisme comme ADN familial
Pour les Riebel, le cyclisme est une histoire de famille. Venue de l'Essonne, cette famille a fait le déplacement dans le Var pour assister à la course. « Ils vont arriver comme des balles ! » s'exclame Marc Riebel, président de l'entente cycliste Montgeron Vigneux. « Ils vont arriver vite », enchérit David, son gendre. « Mon préféré c'est Tadej Pogacar », affirme Matthéo, le petit-fils de Marc et de sa femme Marylène, armé d'un appareil photo à l'affût du leader de la course. « J'ai un autographe de Pogacar », se réjouit Marylène.
Mémoire vive d'une figure d'Ampus sur les courses cyclistes
Lolo, une figure d'Ampus âgée de 78 ans, a déjeuné avec son ami Philippe, d'Aups, et Aline à la terrasse de l'Auberge des Braconniers. L'occasion de parler cyclisme en attendant les coureurs aux premières loges. « Jamais je n'aurais imaginé qu'une telle course passerait par mon village. C'est incroyable et ça me rappelle que j'ai vu Eddy Merckx tête contre tête avec Raymond Poulidor dans la montée d'Ampus lors du Paris-Nice », raconte Lolo, qui s'est levé d'un bond pour acclamer les cyclistes.
Venus d'Espagne pour vivre la Vuelta en famille
William, originaire de Lorgues, et sa femme Alba, espagnole, sont venus exprès de Barcelone pour voir la course. « Nous sommes de bons parents », affirment-ils en brandissant un taureau peluche aux couleurs de la Vuelta, « un cadeau pour notre fille Carmen ». L'occasion pour William de retrouver sa sœur Lysiane et son beau-frère Benoît. « C'est sympa de se retrouver à cette course pour passer un bon moment », explique Lysiane.
Trois stars de la musique amateurs de cyclisme
Le chanteur Yvan Karagueuzian de Draguignan, Laurent Vernerey, bassiste de Johnny Hallyday, et Hervé, guitariste entre autres d'Eddy Mitchell et Florent Pagny, se sont retrouvés pour déjeuner « entre potes » tout en assistant à la Vuelta. « Ce qui m'amuse c'est de voir les coureurs passer six fois plus vite que moi aux endroits que je connais bien », confie Laurent Vernerey, qui pratique beaucoup le vélo dans la région.
La course, qui a débuté samedi 22 août par une boucle Monaco-Monaco, s'achèvera à Grenade en Espagne le 13 septembre.



