La primaire de la gauche sociale-démocrate a rendu son verdict ce dimanche 11 octobre : Raphaël Glucksmann, candidat de Place publique, l'emporte dès le premier tour avec 66 % des voix, une majorité absolue qui le propulse dans la course à l'Élysée. Les autres candidats, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel, ont tour à tour réagi à leur défaite, entre félicitations, appels à l'unité et réserves.
Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel saluent une victoire claire
Jérôme Guedj (PS) a été le premier à prendre la parole. Devant les caméras, le candidat socialiste a jugé que "le score de Raphaël Glucksmann illustre un vote utile, légitime". Selon lui, "Raphaël Glucksmann est digne et crédible pour porter le message de la gauche à l'élection présidentielle. Il faut qu'on aille le plus vite en campagne car rien ne va être facile", a-t-il glissé, dans des propos rapportés par Ouest-France. Interrogé par BFMTV, il a souligné les "convergences évidentes" avec le vainqueur, notamment leur refus commun d'une alliance avec La France insoumise. "Maintenant, il faut qu'on soit une dream team", a-t-il ajouté.
Emmanuel Maurel (GRS) a assuré que Raphaël Glucksmann pouvait être "porteur d'une alternative rassembleuse". Il a évoqué "une large victoire qui l'oblige et qui nous oblige", alors que le pays a besoin, selon ses mots, d'être "réparé". "C'est notre feuille de route et je ne doute pas qu'on y arrivera collectivement", a-t-il conclu.
Ségolène Royal admet sa déception mais soutient le vainqueur
Ségolène Royal, arrivée troisième, a reconnu sa déception : "Ce n'est pas le résultat que j'attendais, je pensais être au second tour. Un candidat a été désigné, je le félicite", a-t-elle déclaré devant les caméras de BFMTV. Interrogée sur son soutien futur au candidat de Place publique, elle a répondu : "Je soutiens Raphaël Glucksmann car c'est la charte que j'ai signée", tout en rappelant qu'elle l'avait pourtant critiqué à plusieurs reprises durant la campagne interne.
Alors que les campagnes du Rassemblement national et de La France insoumise ont déjà débuté, Ségolène Royal a été questionnée sur la capacité de la gauche démocrate-socialiste à les dépasser. "Rien n'est jamais impossible en politique", a-t-elle sobrement commenté.
Olivier Faure respecte le verdict et rend hommage au débat
Olivier Faure a été le dernier à prendre la parole. Le premier secrétaire du PS a déclaré : "Je suis fier d'être à la tête d'un parti qui a organisé une primaire", saluant les trois débats télévisés et "l'ensemble des candidats qui ont tous permis un débat éclairant et de montrer ce que la gauche démocratique savait faire". Il a également souligné la capacité de la gauche à se confronter et à débattre.
Reconnaissant la défaite, il a ajouté : "Une majorité très claire s'est dégagée. Cher Raphaël Glucksmann, tu as su convaincre une majorité des votants et je respecte trop le principe démocratique de la primaire pour ne pas le respecter."
Cette victoire au premier tour évite un second tour et permet à Raphaël Glucksmann de se concentrer sur la campagne présidentielle de 2027, fort du soutien affiché de ses concurrents, même si des réserves subsistent. La gauche sociale-démocrate se tourne désormais vers l'échéance électorale, avec l'objectif affiché de présenter une alternative rassembleuse face aux autres forces politiques.