Non, tout ne va pas mal et oui, on peut faire pire
Non, tout ne va pas mal et on peut faire pire

Dans la campagne présidentielle débutante, les thuriféraires de l’aventurisme politique croient détenir un argument en béton : tout va mal, ça ne peut pas être pire. Sous-entendu : après deux mandats d’Emmanuel Macron qui feraient passer Azincourt pour un moment glorieux de l’histoire de France, nous ne courons aucun risque à faire entrer à l’Élysée des idées et des candidats issus de partis qui n’ont jamais gouverné la France.

Une vision partiale de la réalité

Je voudrais profiter de cette chronique pour battre en brèche ces deux idées. Tout ne va pas bien en France mais tout ne va pas mal. Par ailleurs, il est parfaitement possible de faire pire, voire bien pire, que les deux quinquennats qui viennent de s’écouler. C’est même un risque majeur.

Il est facile de céder au pessimisme ambiant, mais la France conserve des atouts indéniables : un système de santé solide, une éducation de qualité, des infrastructures modernes. Les difficultés existent, certes, mais elles ne justifient pas un saut dans l’inconnu.

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Le danger de l’aventurisme politique

Croire que tout changement est bon parce que la situation actuelle serait insupportable relève d’une dangereuse illusion. L’histoire montre que des expériences politiques radicales, menées sans préparation ni expérience, peuvent conduire à des désastres économiques et sociaux. La France a besoin de réformes, mais pas d’un pari hasardeux.

En conclusion, il est temps de sortir du discours alarmiste et de reconnaître que, malgré les défis, notre pays n’est pas au bord du gouffre. Le véritable risque serait de confier les rênes à ceux qui n’ont jamais gouverné, sans filet de sécurité.

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