Primaire de la droite : Lisnard veut éliminer les macronistes
Lisnard réclame une primaire pour « éliminer les macronistes »

Le maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, David Lisnard, a profité de sa rentrée politique sur la Butte de Saint-Cassien, ce samedi 29 août 2026, pour réclamer une nouvelle fois l'organisation d'une primaire de la droite et du centre. Devant plus de 3 000 sympathisants, il a lancé sa « révolution du bon sens », en opposition au « microcosme parisien » et à l'État bureaucratique.

Un campus inédit pour une candidature assumée

Pour cette 18e rentrée politique, David Lisnard a choisi un format inédit : trois jours de débats, d'ateliers et de tables rondes. Le candidat à l'élection présidentielle a opposé la « ferveur et le bon sens du pays réel » au « conformisme du microcosme parisien », affirmant qu'il faut « redonner du pouvoir » au pays réel « pour faire gagner la France et les Français ».

Il s'est entouré d'un panel éclectique venu de la société civile : l'ancien patron du Medef Pierre Gattaz pour la réindustrialisation, Guy Drut et Malik Hamadache sur le sport comme lien social, Mickaëlle Paty sur l'instruction républicaine et la laïcité, le publicitaire Frank Tapiro sur la bataille des idées, et le créateur de contenus Sardoche sur l'intelligence artificielle et la surexposition des jeunes aux écrans.

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Un programme de rupture avec l'État bureaucratique

À huit mois du scrutin, David Lisnard balaie d'un revers de main ses 3 à 3,5 % d'intentions de vote (sondage Elabe pour BFMTV). Fustigeant les « pseudo-sachants », il refuse le scénario d'une élection écrite d'avance et mène une charge contre un État bureaucratique coupable de « harcèlement textuel ».

Il propose une désinflation normative radicale : suppression des Agences régionales de santé (ARS), de l'Agence de la transition écologique (Ademe) et des Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), une baisse de la dépense publique de 200 milliards d'euros, la « création d'un DRH de l'État » pour rationaliser la fonction publique, et de « rendre 60 % en pouvoir d'achat immédiat aux Français ».

Il défend également un sursaut éducatif centré sur les fondamentaux et la compétition entre établissements, tout en libérant le marché du logement par la suppression du diagnostic de performance énergétique (DPE), qui selon lui « a sorti 450 000 logements de l'offre » et « a créé la plus grave crise du logement de tous les temps ».

Une primaire pour « éliminer les macronistes »

David Lisnard exige l'organisation d'une primaire ouverte de la droite d'ici la fin de l'année. L'objectif est limpide : « éliminer les macronistes avant le premier tour, au quart de finale et pas en mini-finale ». Refusant tout compromis avec ceux qui ont « mené le pays dans le mur », le candidat prévient qu'il ira « jusqu'au bout » pour faire triompher son projet de liberté.

Il justifie sa candidature par la volonté de « ne pas laisser le monopole de l'alternative à la gauche ou au RN ». Interrogé sur son ralliement en cas de victoire d'Édouard Philippe à la primaire, il répond : « Si Philippe gagne je ne le soutiendrai pas mais je ne dirai pas un mot contre lui. Je respecterai le suffrage ».

Sa gestion cannoise, caractérisée par un désendettement pionnier et une forte discipline budgétaire, doit servir de modèle pour le redressement national, selon l'édile.

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