La nouvelle porte-parole de la Maison-Blanche, Katie Zacharia, a fait un lapsus remarqué lors de son premier briefing officiel, mardi 13 octobre. En concluant sa prise de parole, elle a déclaré « mon président, excusez-moi, mon mari », alors qu'on l'interrogeait sur les conséquences de sa nouvelle fonction sur sa famille. Cette erreur a provoqué quelques rires dans la salle.
Un premier briefing sous le signe des éloges
Âgée de 41 ans, Katie Zacharia est peu connue du grand public. Elle a commencé sa première conférence de presse par une longue liste des « réussites » du président américain Donald Trump. Elle s'est également réjouie de pouvoir désormais faire ce qu'elle faisait déjà à l'extérieur, à savoir « amplifier, multiplier et développer l'incroyable programme du président Trump ».
Ancienne commentatrice sur Fox News et Newsmax, elle avait également un lien avec la sphère présidentielle en conseillant Trump Media and Technology, le groupe propriétaire du réseau Truth Social.
Trois questions, trois médias conservateurs
Lors de ce premier briefing, Katie Zacharia n'a répondu qu'à trois questions : une du site conservateur Breitbart, acquis à sa cause, une autre de la chaîne de télévision conservatrice Fox News et la dernière du tabloïd britannique conservateur Daily Mail. Pas de risque donc, pour ses premiers pas en tant que porte-parole, que le président lui-même a jugé satisfaisant.
La nouvelle porte-parole prend ses fonctions dans un contexte particulier, à deux semaines des élections de mi-mandat. Elle devra également gérer le conflit entre l'administration américaine et certains médias jugés hostiles, parmi lesquels CNN, MSNBC et Politico, dont les accès à la Maison-Blanche ont été suspendus.
Une annonce diplomatique importante
Au-delà des éloges faites au président, Katie Zacharia a annoncé durant sa première allocution que l'administration Trump avait « demandé la démission » de l'ambassadrice des États-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, accusée de corruption. Cette annonce marque le début de son mandat, dans un climat tendu entre la Maison-Blanche et une partie de la presse américaine.