Gel du RSA, APL étudiantes : Lecornu dément les rumeurs avant la rentrée
Gel du RSA, APL étudiantes : Lecornu dément les rumeurs

À quelques semaines d'une rentrée politique qui s'annonce tendue, le Premier ministre Sébastien Lecornu a fermement démenti, jeudi 20 août 2026, toute suppression des APL pour les étudiants ou gel du RSA. Ces mesures, pourtant évoquées comme de potentielles pistes d'économies budgétaires, ont alimenté les inquiétudes dans l'opinion publique.

Un démenti catégorique sur les réseaux sociaux

Sur le réseau social X, le chef du gouvernement a balayé plusieurs rumeurs qui circulaient ces dernières semaines : "Suppression des APL pour les étudiants, gel du RSA ou du minimum vieillesse, remise en cause du crédit d'impôt pour les services à la personne, hausse de l'impôt sur le revenu… Tout cela est faux !", a-t-il écrit. Il a précisé que le budget pour 2027 est encore en préparation et que les véritables décisions seront annoncées en transparence, une fois prises.

Ce démenti intervient alors que de nombreuses pistes d'économies ont été évoquées dans la presse, suscitant des tensions. Le gouvernement cherche à apaiser les inquiétudes avant la rentrée politique, tout en préparant un budget qui s'annonce périlleux.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des mesures controversées qui inquiètent les associations

Un rapport commandé par le Premier ministre sur la réforme des politiques familiales avait fait grand bruit à la mi-août. Ce document préconisait notamment de réviser le mode de calcul des APL pour les étudiants, en tenant compte des revenus des parents. Selon l'Union étudiante, citée par l'Humanité, une telle mesure "va entraîner la suppression directe des APL de plus de 200 000 étudiants et la baisse de l'allocation pour 150 000 étudiants supplémentaires".

Par ailleurs, le ministre de l'Économie Roland Lescure a rouvert l'hypothèse d'un gel partiel des pensions de retraite. Dans un entretien avec Libération, il a estimé que "la question de la contribution des retraités aisés à l'effort de redressement, par exemple par une indexation plus modérée de leurs pensions, mérite d'être posée", à condition de "préserver les retraités les plus modestes".

La ministre de la Santé sceptique sur la TVA sociale

Dans un entretien au Figaro, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a exprimé ses réserves face à l'idée d'une TVA sociale. Ce mécanisme, qui consisterait à compenser des baisses de cotisations pesant sur le travail par une augmentation de la TVA sur la consommation, n'est "pas à elle seule, une solution suffisante", a-t-elle jugé.

Pour le Premier ministre, ces inquiétudes sont infondées. "Critiquer les décisions du gouvernement est légitime. En inventer pour inquiéter les Français ne l'est pas", a-t-il dénoncé. Il a promis que les véritables décisions budgétaires seraient annoncées en toute transparence.

Un contexte budgétaire préoccupant

Malgré ces démentis, Sébastien Lecornu reste confronté à une situation budgétaire difficile. Fin juillet, il avait jugé "préoccupant, grave même" le niveau de la dette et du déficit du pays. Au premier semestre 2026, le déficit de l'État français atteignait déjà 107 milliards d'euros. Le Premier ministre, qui n'a pas fixé d'objectif de déficit, s'était dit fin juillet "pas très optimiste" sur la possibilité de respecter un déficit à 5 % du PIB en 2026, après 5,1 % en 2025. La séquence budgétaire de fin septembre s'annonce ainsi particulièrement périlleuse pour l'exécutif.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale