Didier Tabuteau, vice-président du Conseil d'État, s'apprête à prendre sa retraite le 20 mai après quatre années à la tête de la plus haute juridiction administrative française. Dans un entretien, il dresse un bilan résolument optimiste sur l'avenir des institutions. Spécialiste des questions sociales et de santé, il reconnaît néanmoins qu'une complexité excessive s'est installée avec l'individualisation de la société et la construction européenne.
Un état de droit contesté
Interrogé sur les contestations de l'État de droit et les dérives illibérales dans certaines grandes démocraties, Didier Tabuteau estime que la France n'est pas à l'abri mais que son organisation politique reste solide. Il rappelle qu'après les atrocités de la Seconde Guerre mondiale, le monde a voulu construire un système où les litiges seraient réglés par le droit et non par la force.
Le rôle du Conseil d'État
Le haut fonctionnaire défend l'action du Conseil d'État, qui a su s'adapter aux évolutions de la société. Il souligne l'importance de la juridiction administrative dans la protection des droits des citoyens et la régulation des pouvoirs publics.
Un successeur désigné
Marc Guillaume succédera à Didier Tabuteau à la vice-présidence du Conseil d'État. Ce dernier se dit confiant dans la capacité de son successeur à poursuivre le travail engagé.



