La facturation électronique, obligatoire à partir du 1er septembre 2026, ne concerne pas toutes les entreprises de la même manière. Alors que certaines petites structures sont déjà bien préparées, d'autres, notamment celles qui réalisent encore leurs factures à la main, rencontrent des difficultés.
Un grossiste parisien déjà opérationnel
À la tête de la TPE SH Distribution, installée boulevard Richard Lenoir à Paris (XIe arrondissement), Djamel est grossiste et distributeur de serrures. Il a déjà choisi sa plateforme certifiée et sera prêt le 1er septembre pour recevoir les factures de ses fournisseurs. Interrogé sur sa préparation, il déclare : « On a déjà un logiciel, choisi avec le comptable. » Pour lui, il est naturel de « se mettre à la page ». Il ajoute : « S'il y a des formations à faire, on en fera ! De toute façon, je pense qu'ils (les impôts) seront indulgents. » Interrogé sur d'éventuelles inquiétudes, il répond : « On n'a pas le temps de l'être. On va s'adapter. »
Des disparités selon les secteurs
Cependant, tous les commerçants et artisans ne sont pas logés à la même enseigne. Ceux qui établissent encore leurs factures à la main, sans logiciel de gestion, risquent de se trouver en difficulté. La transition numérique représente un défi pour ces petites structures, qui doivent non seulement choisir une plateforme certifiée, mais aussi former leur personnel. Les témoignages recueillis montrent que si certains sont sereins, d'autres redoutent une surcharge administrative et des coûts supplémentaires.
Un calendrier serré
La réforme de la facturation électronique vise à simplifier les échanges et à lutter contre la fraude fiscale. À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir les factures électroniques de leurs fournisseurs. Pour les émetteurs, l'obligation est progressive selon la taille de l'entreprise. Les TPE et PME sont particulièrement concernées par cette échéance.
Des solutions d'accompagnement
Pour aider les petites entreprises à se préparer, des plateformes de dématérialisation partenaires agréées par l'administration fiscale proposent des solutions adaptées. Des guides pratiques et des formations en ligne sont également disponibles. Les experts-comptables jouent un rôle clé dans cet accompagnement, comme le souligne Jamel Stiti : « On a choisi le logiciel avec le comptable. »
En conclusion, si la facturation électronique est une avancée inéluctable, elle nécessite une anticipation et un accompagnement pour que toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, puissent réussir cette transition.



